Vous avez sans doute entendu parler dernièrement d’un nouveau régime alimentaire tendance : le flexitarisme. Ce mode d’alimentation questionne notre manière de nous nourrir et en particulier notre consommation de viande. Alors, être flexitarien, c’est bon pour la santé ? Et quels sont les avantages pour la planète à manger moins de protéines animales ? On fait le point.

Le flexitarisme, qu’est-ce que c’est ?

Le flexitarisme est un régime alimentaire où l’on consomme occasionnellement de la viande ou du poisson. Le flexitarien a généralement fortement réduit sa consommation de produits animaux (viandes, poissons, œufs, crustacés…), mais en mange de temps en temps, par exemple lorsqu’il est invité chez des amis ou au restaurant. Cette pratique naît aux États-Unis dans les années 90. Des journalistes commencent alors à alerter l’opinion publique sur les conditions de vie très difficiles des animaux dans certains élevages intensifs, ainsi que sur les gaz à effet de serre dégagés en masse par les bovins. 

Concrètement, les flexitariens mangent une à deux fois par semaine de la viande en privilégiant les volailles et une à deux fois par semaine du poisson. Dans les faits, le flexitarisme existe depuis longtemps dans certaines régions du monde, comme en Crète. Vous avez sans doute déjà entendu parler du  « régime crétois », qui favorise une grande consommation de fruits et légumes et une faible consommation de viande et de poisson. La Crète compte un nombre important de centenaires, preuve que ce mode d’alimentation est bénéfique pour la santé.

Les différents régimes alimentaires existants :

  • Omnivorisme : l’omnivore mange tous les types d’aliments.
  • Flexitarisme : le flexitarien réduit sa consommation de viande et de poisson.
  • Végétarisme : le végétarien ne mange ni viande, ni poisson, ni œufs.
  • Végétalisme : le végétalien ne consomme aucun produit animal, y compris les produits laitiers et le miel.
  • Véganisme : le végan ne mange aucun aliment d’origine animale et n’achète aucun produit issu d’un animal (laine, cuir…) ou testé sur les animaux (cosmétiques…).

Le flexitarisme, c’est bon pour la santé !

Face aux scandales alimentaires dont vous vous souvenez tous, comme la vache folle ou les lasagnes à la viande de cheval, le flexitarisme connaît actuellement un certain succès. Adopter un régime flexitarien ne peut qu’être bénéfique pour votre santé car nous mangeons en général trop de protéines animales par rapport à nos besoins physiques réels. Notre mode de vie est de plus en plus sédentaire et la plupart d’entre nous travaillent dans des bureaux, assis toute la journée devant un ordinateur.

Il est donc opportun de remplacer certaines protéines animales par des protéines végétales comme les légumineuses. Ces légumes secs reviennent en force dans nos assiettes : lentilles, pois chiches, haricots secs, soja, fèves, pois cassés… Légumineuses et céréales combinées vous apportent tous les acides aminés dont votre corps a besoin et qui sont contenus dans la viande. Et associer légumineuses et céréales vous permet d’assimiler bien plus les protéines que si vous mangiez ces deux aliments séparément.

Par ailleurs, une consommation élevée de viande augmente les risques de cancer du système digestif, notamment du côlon. Le flexitarisme aide également à prévenir les maladies cardio-vasculaires et l’obésité. Le flexitarisme, c’est donc bon pour votre santé, mais aussi pour votre porte-monnaie, vu le coût désormais élevé de la viande et du poisson. Et diminuer votre budget protéines animales vous permettra d’acheter une nourriture de meilleure qualité.

 

Le flexitarisme, c’est bon pour la planète !

Derrière le flexitarisme se cache également une préoccupation écologique. On a maintenant conscience que l’élevage du bétail qui sert à produire la viande que l’on consomme est assez nocif pour l’environnement, notamment celui des gros animaux comme les bovins. En effet, les vaches rejettent énormément de méthane dans l’air, ce qui conduit à augmenter l’effet de serre.

Chaque vache produit plusieurs centaines de litres de méthane par jour… Ce bétail doit aussi être abreuvé et nécessite de grandes quantités d’eau qui ne pourront être utilisées par des humains. Les élevages sont également montrés du doigt pour leurs rejets d’azote issus des déjections de leurs animaux dans les mers et les cours d’eau. L’élevage des bovins impose aussi de cultiver de nombreuses céréales et légumineuses qui ne pourront pas servir à l’alimentation humaine.

Enfin, s’occuper d’un troupeau nécessite du carburant pour cultiver leurs aliments et gérer le bétail au quotidien. Donc si nous sommes nombreux à passer au flexitarisme, nous pourrons aider à limiter les gaz à effet de serre et par conséquent le réchauffement climatique. Nous réaliserons de grosses économies d’eau et de carburant et nous diminuerons les rejets d’azote qui abîment le milieu naturel comme en témoigne le phénomène des algues vertes près des grands élevages porcins.

Si vous aussi vous aspirez à une meilleure santé et à une consommation plus responsable, vous pouvez commencer à diminuer la proportion de viande dans votre alimentation et remplacer le bœuf, le porc et le mouton par de la volaille, celle-ci ayant un impact moindre sur l’environnement. Même sans vous priver complètement de protéines animales, devenir flexitarien est un premier geste utile pour la planète.

Pas besoin de modifier totalement votre régime alimentaire. Il vous suffit de repenser légèrement votre alimentation et de manger un peu différemment. À vous les céréales associées aux légumineuses, les légumes cuits ou crus et les fruits… Et quelques produits animaux. Le flexitarisme, c’est bon pour la santé et c’est bon pour la planète !

 

Les questions de Nousagi : 

Connaissais-tu le flexitarisme ? Qu’est-ce qui t’as poussé à adapter ta consommation alimentaire ?