Le flexitarisme est-il l’avenir de notre assiette ?

Le flexitarisme est-il l’avenir de notre assiette ?

Vous avez sans doute entendu parler dernièrement d’un nouveau régime alimentaire tendance : le flexitarisme. Ce mode d’alimentation questionne notre manière de nous nourrir et en particulier notre consommation de viande. Alors, être flexitarien, c’est bon pour la santé ? Et quels sont les avantages pour la planète à manger moins de protéines animales ? On fait le point.

Le flexitarisme, qu’est-ce que c’est ?

Le flexitarisme est un régime alimentaire où l’on consomme occasionnellement de la viande ou du poisson. Le flexitarien a généralement fortement réduit sa consommation de produits animaux (viandes, poissons, œufs, crustacés…), mais en mange de temps en temps, par exemple lorsqu’il est invité chez des amis ou au restaurant. Cette pratique naît aux États-Unis dans les années 90. Des journalistes commencent alors à alerter l’opinion publique sur les conditions de vie très difficiles des animaux dans certains élevages intensifs, ainsi que sur les gaz à effet de serre dégagés en masse par les bovins. 

Concrètement, les flexitariens mangent une à deux fois par semaine de la viande en privilégiant les volailles et une à deux fois par semaine du poisson. Dans les faits, le flexitarisme existe depuis longtemps dans certaines régions du monde, comme en Crète. Vous avez sans doute déjà entendu parler du  « régime crétois », qui favorise une grande consommation de fruits et légumes et une faible consommation de viande et de poisson. La Crète compte un nombre important de centenaires, preuve que ce mode d’alimentation est bénéfique pour la santé.

Les différents régimes alimentaires existants :

  • Omnivorisme : l’omnivore mange tous les types d’aliments.
  • Flexitarisme : le flexitarien réduit sa consommation de viande et de poisson.
  • Végétarisme : le végétarien ne mange ni viande, ni poisson, ni œufs.
  • Végétalisme : le végétalien ne consomme aucun produit animal, y compris les produits laitiers et le miel.
  • Véganisme : le végan ne mange aucun aliment d’origine animale et n’achète aucun produit issu d’un animal (laine, cuir…) ou testé sur les animaux (cosmétiques…).

Le flexitarisme, c’est bon pour la santé !

Face aux scandales alimentaires dont vous vous souvenez tous, comme la vache folle ou les lasagnes à la viande de cheval, le flexitarisme connaît actuellement un certain succès. Adopter un régime flexitarien ne peut qu’être bénéfique pour votre santé car nous mangeons en général trop de protéines animales par rapport à nos besoins physiques réels. Notre mode de vie est de plus en plus sédentaire et la plupart d’entre nous travaillent dans des bureaux, assis toute la journée devant un ordinateur.

Il est donc opportun de remplacer certaines protéines animales par des protéines végétales comme les légumineuses. Ces légumes secs reviennent en force dans nos assiettes : lentilles, pois chiches, haricots secs, soja, fèves, pois cassés… Légumineuses et céréales combinées vous apportent tous les acides aminés dont votre corps a besoin et qui sont contenus dans la viande. Et associer légumineuses et céréales vous permet d’assimiler bien plus les protéines que si vous mangiez ces deux aliments séparément.

Par ailleurs, une consommation élevée de viande augmente les risques de cancer du système digestif, notamment du côlon. Le flexitarisme aide également à prévenir les maladies cardio-vasculaires et l’obésité. Le flexitarisme, c’est donc bon pour votre santé, mais aussi pour votre porte-monnaie, vu le coût désormais élevé de la viande et du poisson. Et diminuer votre budget protéines animales vous permettra d’acheter une nourriture de meilleure qualité.

 

Le flexitarisme, c’est bon pour la planète !

Derrière le flexitarisme se cache également une préoccupation écologique. On a maintenant conscience que l’élevage du bétail qui sert à produire la viande que l’on consomme est assez nocif pour l’environnement, notamment celui des gros animaux comme les bovins. En effet, les vaches rejettent énormément de méthane dans l’air, ce qui conduit à augmenter l’effet de serre.

Chaque vache produit plusieurs centaines de litres de méthane par jour… Ce bétail doit aussi être abreuvé et nécessite de grandes quantités d’eau qui ne pourront être utilisées par des humains. Les élevages sont également montrés du doigt pour leurs rejets d’azote issus des déjections de leurs animaux dans les mers et les cours d’eau. L’élevage des bovins impose aussi de cultiver de nombreuses céréales et légumineuses qui ne pourront pas servir à l’alimentation humaine.

Enfin, s’occuper d’un troupeau nécessite du carburant pour cultiver leurs aliments et gérer le bétail au quotidien. Donc si nous sommes nombreux à passer au flexitarisme, nous pourrons aider à limiter les gaz à effet de serre et par conséquent le réchauffement climatique. Nous réaliserons de grosses économies d’eau et de carburant et nous diminuerons les rejets d’azote qui abîment le milieu naturel comme en témoigne le phénomène des algues vertes près des grands élevages porcins.

Si vous aussi vous aspirez à une meilleure santé et à une consommation plus responsable, vous pouvez commencer à diminuer la proportion de viande dans votre alimentation et remplacer le bœuf, le porc et le mouton par de la volaille, celle-ci ayant un impact moindre sur l’environnement. Même sans vous priver complètement de protéines animales, devenir flexitarien est un premier geste utile pour la planète.

Pas besoin de modifier totalement votre régime alimentaire. Il vous suffit de repenser légèrement votre alimentation et de manger un peu différemment. À vous les céréales associées aux légumineuses, les légumes cuits ou crus et les fruits… Et quelques produits animaux. Le flexitarisme, c’est bon pour la santé et c’est bon pour la planète !

 

Les questions de Nousagi : 

Connaissais-tu le flexitarisme ? Qu’est-ce qui t’as poussé à adapter ta consommation alimentaire ? 

Code des œufs : tout ce qu’il faut savoir avant d’acheter

Code des œufs : tout ce qu’il faut savoir avant d’acheter

Saviez-vous que la France est le premier pays producteur d’œufs en Europe ? En 2017, elle en a produit près de 15 milliards. L’œuf représente une source de protéines animales moins chère que la viande ou le poisson. Les œufs se cuisinent de nombreuses manières, à la fois en utilisant l’aliment brut (à la coque, mollet, au plat, en omelette…) ou dans des préparations (quiches, tartes, gâteaux…). Les Français en consomment en moyenne plus de 200 par an. Mais les consommateurs sont maintenant très attentifs à la qualité des œufs qu’ils achètent et de plus en plus sensibles au bien-être des poules dans les élevages. Poules élevées en cage, au sol, en plein air ou en bio, savez-vous ce qui se cache derrière ces appellations et à quoi correspondent les codes œufs 0, 1, 2 et 3 ?

Le marquage des œufs, comment ça fonctionne ? 

Le marquage des œufs est obligatoire en France. Il garantit la traçabilité du produit et permet de limiter les risques sanitaires. En effet, les œufs sont des produits animaux susceptibles de transmettre des bactéries comme les salmonelles, dangereuses pour la santé des consommateurs, voire même mortelles dans certains cas. Les éleveurs de poules pondeuses sont ainsi tenus d’effectuer régulièrement des prélèvements pour analyser la présence ou non de salmonelles dans leur élevage.

Le code qui figure sur les œufs, réalisé avec un tampon encreur et une encre alimentaire, comporte des chiffres et des lettres qu’il faut savoir décrypter pour choisir vos œufs en toute connaissance de cause. Prenons par exemple le code 0FR1176. Le premier chiffre indique le type d’élevage (en cage, au sol, en plein air ou en bio). Les deux lettres suivantes correspondent au pays de production. Les derniers chiffres identifient l’élevage. Dans notre exemple, il s’agit d’œufs biologiques (0) produits en France (FR) par l’éleveur numéro 1176.

Quand vous achetez des œufs sur le marché, vous devez vous montrer vigilants. Certains œufs présentés dans un joli panier rempli de paille sont parfois vendus pour des œufs de plein air par des personnes peu scrupuleuses, alors qu’en fait ils proviennent d’élevages en cages…

Alors, ouvrez bien l’œil et découvrez ce qui se cache vraiment derrière les 4 catégories d’œufs existantes.

 

Code 3 : œufs de poules élevées en cages 

67 % des poules sont encore élevées en cages en France (chiffres France Agri Mer 2018). Ces poules vivent entassées dans de petites cages collectives de 45 cm de haut, où elles ne peuvent pas bouger, ni même étendre leurs ailes. Les cages sont alignées du sol au plafond dans des bâtiments fermés et sans fenêtres et les poules ne voient jamais la lumière du jour.

Depuis 2012, la réglementation européenne a imposé l’obligation d’aménager ces cages, mais elles ne répondent toujours pas aux besoins naturels des poules : gratter la terre pour picorer des vers et des insectes, prendre un bain de poussière pour se nettoyer des parasites, se percher, construire un nid. La vie en cages engendre donc chez les poules des troubles du comportement et les poules s’agressent entre elles en s’arrachant les plumes. C’est ce que l’on appelle le picage. Ainsi, on leur épointe le bec, c’est-à-dire qu’on leur coupe le bout du bec pour qu’elles ne se blessent pas. Vous l’aurez compris, ces conditions de vie sont désastreuses pour les animaux. 

  • Densité en bâtiment : 750 cm2 par poule, soit un peu plus de 13 poules par m2 (l’équivalent d’une feuille A4 par poule)
  • Parcours extérieur : aucun
  • Taille maximale du cheptel : pas de limite. Certains élevages abritent jusqu’à 50 000 poules, voire 100 000. Un record a même été atteint dans le département de la Somme avec un élevage de 500 000 poules. Cette concentration d’animaux favorise évidemment les problèmes de santé chez les poules et la mortalité est élevée dans ce type d’élevage. Leurs déjections contiennent notamment beaucoup d’azote qui emplit l’air des bâtiments et qu’elles respirent en permanence.

Code 2 : œufs de poules élevées au sol 

Les poules élevées au sol vivent dans de grands bâtiments fermés et elles n’ont pas accès à un espace extérieur. Elles ne sont pas enfermées dans des cages, ce qui représente un mieux par rapport aux poules élevées en batterie, et elles ont un comportement plus proche de leur comportement naturel. Leur concentration dans les bâtiments reste cependant élevée et les bâtiments disposent rarement de fenêtres qui leur laissent voir la lumière du jour.

  • Densité en bâtiment : 9 poules par m2 (soit l’équivalent d’une feuille A3 par poule)
  • Parcours extérieur : aucun
  • Taille maximale du cheptel : pas de limite. Certains élevages abritent jusqu’à 20 000 poules avec les mêmes problèmes de santé inhérents à cette concentration d’animaux et à la saturation de l’air en azote.

Code 1 : œufs de poules élevées en plein air

Les poules élevées en plein air vivent dans des bâtiments avec un éclairage naturel et une litière, des perchoirs et des nids. Elles ont accès à un parcours extérieur avec de la végétation où elles peuvent explorer, gratter la terre et se nettoyer les plumes.

  • Densité en bâtiment : 9 poules par m2 (soit l’équivalent d’une feuille A3 par poule)
  • Parcours extérieur : 4 m2 par poule
  • Taille maximale du cheptel : pas de limite. Certains élevages abritent jusqu’à 15 000 poules avec toujours des problèmes sanitaires liés à la concentration d’animaux et à l’azote.

Code 1 : œufs de poules élevées en plein air + Label Rouge

Certains œufs de catégorie 1 bénéficient en plus du Label Rouge dont le logo figure sur l’emballage. Ce label correspond à un cahier des charges qui impose des contraintes supplémentaires aux éleveurs par rapport à un élevage en plein air classique et qui améliore un peu la condition de vie des poules.

  • Densité en bâtiment : 9 poules par m2 (soit l’équivalent d’une feuille A3 par poule)
  • Parcours extérieur : 5 m2 par poule
  • Taille maximale du cheptel : 6 000 animaux par bâtiment et 12 000 au total dans l’exploitation 
  • Alimentation : elle doit comprendre un minimum de 50 % de céréales et l’utilisation des colorants de synthèse est interdite. 
  • Traitements vétérinaires : les médicaments sont interdits dans un but de prévention des maladies.

Code 0 : œufs de poules élevées en agriculture biologique

L’élevage des poules en agriculture biologique est le mode de production le plus respectueux de l’animal. Il garantit également un aliment plus sain pour le consommateur. Il est repérable au logo français « AB » ou européen en forme de feuille qui figure sur l’emballage.

  • Densité en bâtiment : 6 poules par m2
  • Parcours extérieur : 4 m2 par poule
  • Taille maximale du cheptel : 3 000 poules par bâtiment et 24 000 au total dans l’exploitation
  • Alimentation : elle doit être biologique à 95 % et ne pas contenir de colorants de synthèse.
  • Traitements vétérinaires : la phytothérapie, l’homéopathie et les oligo-éléments doivent être privilégiés et les médicaments ne peuvent pas être utilisés en prévention des maladies.

Des certifications privées comme Nature et Progrès, Demeter ou Bio Cohérence améliorent encore plus les conditions de vie des animaux et suivent un cahier des charges plus exigeant que celui de l’agriculture biologique, notamment en terme environnemental et social.

Vous l’aurez compris, le code de vos œufs est important pour acheter un aliment de qualité bon pour votre santé et privilégier un mode d’élevage respectueux des animaux. Si vous souhaitez pousser l’engagement encore plus loin, vous pouvez adopter une ou plusieurs poules, notamment des poules de réforme, destinées à l’abattoir. Si vous disposez d’un jardin, vous pouvez tout à fait l’envisager (les coquilles d’oeufs pourront même vous servir à faire votre propre compost ! ). Pour cela, rapprochez-vous des élevages près de chez vous ou d’associations de protection animale. Non seulement vous sauverez des animaux qui peuvent encore pondre, mais vous récolterez aussi chaque jour de bons œufs frais.

Les questions de Nousagi : 

Choisis-tu tes oeufs de poule en fonction des conditions d’élevage ? Si oui, quels code oeuf choisis-tu ?

Comment réduire votre gaspillage alimentaire ? Nos 10 astuces pratiques

Comment réduire votre gaspillage alimentaire ? Nos 10 astuces pratiques

À l’heure des grands défis écologiques pour sauver la planète, le gaspillage alimentaire est un enjeu majeur pour la plupart des pays développés. Des chiffres récents montrent qu’en France chaque habitant gaspille en moyenne entre 20 et 30 kg d’aliments par an. À l’échelle de la population toute entière, cela représente des tonnes de restes de repas et de produits périmés encore emballés qui finissent à la poubelle, alors que nous pourrions leur offrir une seconde vie. Il est donc grand temps de devenir des vrais consomm’acteurs et de passer à une consommation alimentaire plus responsable. De nombreuses astuces existent. Nous vous en livrons 10 pour limiter votre gaspillage alimentaire au quotidien.

 

1 – Rédigez une liste de courses

Un bon moyen de limiter vos achats de denrées alimentaires consiste à établir une liste de courses avant de partir faire votre shopping. Ouvrez votre frigo, votre congélateur et vos placards pour vérifier ce dont vous avez réellement besoin. Pour les plus organisés, vous pouvez créer un modèle de liste de courses. Il vous permettra de pointer vos besoins chaque semaine ou chaque mois et vous évitera d’oublier des produits qui vous sont nécessaires ou d’acheter trop d’un aliment qui pourrait se périmer avant que vous ne le consommiez.

 

2 – Faites vos courses le ventre plein

Saviez-vous que quand vous faites vos courses le ventre vide vous achetez plus de nourriture ? Des recherches scientifiques ont en effet démontré que quand on a faim, notre cerveau nous pousse à acheter plus d’aliments. C’est la ghréline, une hormone digestive sécrétée par notre estomac, qui augmente notre attirance pour des aliments caloriques gras et sucrés, mauvais pour notre santé.

Si vous faites vos courses à jeun, vous risquez donc d’acheter plus de nourriture que nécessaire et susceptible de finir dans votre poubelle. Le même phénomène se produit quand vous faites vos commissions en étant fatigué après une grosse journée de travail. Par conséquent, choisissez le bon jour et le bon horaire pour faire vos courses le ventre plein et en étant détendu.

 

3 – Organisez votre frigo

Bien ranger votre réfrigérateur vous permettra de conserver vos aliments plus longtemps. En effet, tous les frigos sont divisés en zones avec des températures différentes. Veillez donc à placer vos produits au bon endroit. Dans la plupart des réfrigérateurs, la zone la plus froide se trouve en haut. Placez-y tous vos aliments crus (viandes, poissons, laitages…). Dans la zone fraîche qui se trouve en dessous, vous rangerez vos aliments cuits.

Dans le bac du bas, vous stockerez vos fruits et légumes, idéalement en les séparant. Dans la porte de votre frigo, qui est une zone tempérée, vous placerez le beurre, les condiments, les sauces, les pots de confiture et les boissons. Vous pouvez également mettre les produits avec une date limite de consommation courte à l’avant de votre réfrigérateur.

 

4 – Surveillez les dates de péremption

Pensez à vérifier régulièrement les dates de péremption (DLC et DLUO) figurant sur l’emballage de vos produits. La Date Limite de Consommation (DLC) concerne les aliments périssables à conserver au frais. C’est la mention « à consommer jusqu’au ». Si vous les mangez au-delà de cette date, ils peuvent présenter des risques pour votre santé. La Date Limite d’Utilisation Optimale (DLUO) concerne les aliments non périssables. C’est la mention « à consommer de préférence avant le ». Contrairement à la DLC, dépasser la DLUO ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs. Le produit pourrait cependant avoir un goût ou une apparence altérés.

 

5 – Consommez au-delà des dates limites

Certains aliments peuvent être consommés au-delà de leur date de péremption. Les yaourts par exemple sont mangeables jusqu’à un mois après leur DLC, car ce sont des produits animaux qui ont été transformés. Pour savoir si vous pouvez encore manger un aliment, vérifiez son aspect, sentez-le et goutez-en un petit morceau. Restez cependant très prudent sur les produits animaux bruts (viandes, poissons, crustacés, œufs, fromages au lait cru…) et respectez scrupuleusement leur DLC. Vous pourriez vous exposer à des bactéries très dangereuses et potentiellement mortelles, telles que les salmonelles ou les listeria.

 

6 – Préparez vos repas à l’avance

Vous avez sans doute entendu parler de la nouvelle tendance du batch cooking. Le batch cooking consiste à préparer en 2 à 3 heures tous vos repas pour la semaine. Il présente l’avantage de vous faire manger des plats cuisinés maison à partir d’aliments bruts et sains. Il vous évite de cuisiner chaque jour après des journées de travail parfois chargées où vous êtes fatigué et en manque d’inspiration. Le batch cooking vous oblige à planifier vos repas et à établir une liste de courses en conséquence. Fini les aliments achetés sans savoir quand et comment vous allez les cuisiner et que vous découvrirez un jour moisis au fond de votre frigo !

 

7 – Congelez vos restes

Vous avez cuisiné un plat et vous avez prévu une quantité pour une équipe de foot, alors que vous n’êtes que deux ? Pas de souci, vous pouvez tout à fait congeler les restes. La congélation est un procédé qui refroidit vos aliments progressivement jusqu’à moins 20 °C.

À cette température, le développement des bactéries est stoppé. Pour congeler vos restes, vous devez laisser refroidir votre plat, puis le placer dans une boîte ou un sachet fermés. Quasiment tous les aliments se congèlent. La congélation vous permet également d’acheter des produits frais en quantité importante. Ainsi vous pouvez profiter de certaines offres promotionnelles et vous avez toujours des aliments disponibles dans votre congélateur.

8 – Accommodez vos restes

Vous connaissez sûrement le pain perdu qui permet de transformer votre pain rassis en un délicieux dessert. Le web regorge de recettes pour accommoder tous vos restes. Cette pratique n’est pas nouvelle et a donné naissance à certains plats phares de notre gastronomie tels que le pot au feu. Ainsi vos restes peuvent être recyclés dans des soupes ou des plats mijotés. Par ailleurs, on ignore souvent que les épluchures et les fanes de légumes peuvent être cuisinées. Les fanes de carottes par exemple peuvent être transformées en pesto ou en soupe.

9 – Nourrissez votre animal de compagnie

Vos restes de repas peuvent servir à nourrir votre animal domestique ou celui de vos voisins. Chiens et chats en raffolent, car ils sont bien plus appétents que leurs croquettes ou pâtées. Attention cependant à ce que vous leur donnez. Certains aliments peuvent être dangereux pour leur santé.

Vous pouvez aussi décider d’adopter une poule qui vous fournira des œufs frais toute l’année. La poule est omnivore. Elle mange essentiellement des graines, mais vous pouvez lui donner vos restes de légumes notamment. Mais surtout ne lui donnez pas d’aliments au goût prononcé, sinon vous risquez d’obtenir des œufs « parfumés ». En effet, si vous donnez vos restes de poisson à votre poule, vos œufs auront un goût de poisson…

10 – Compostez

Le compostage est la phase ultime du recyclage alimentaire. Les aliments que vous n’avez pas pu recycler peuvent être compostés soit dans un composteur si vous possédez un jardin, soit dans un lombricomposteur si vous vivez en appartement. Le compostage permet de transformer vos restes alimentaires ainsi que vos déchets biodégradables en un engrais qui fertilisera vos arbustes et vos plantes ou qui nourrira votre potager.

Le composteur classique fonctionne grâce aux vers présents dans la terre qui dégradent vos restes d’aliments et les transforment en terreau. Le lombricomposteur fonctionne grâce à des lombrics que vous achetez et qui transforment vos déchets en un engrais liquide qui fertilisera vos végétaux tout comme le terreau issu d’un composteur classique.

Vous l’aurez compris, de nombreuses astuces existent pour réduire votre gaspillage alimentaire au quotidien. Depuis l’organisation de vos courses et de votre frigo à la préparation de vos repas et de vos restes jusqu’au recyclage de vos déchets alimentaires, manger écoresponsable ne nécessite qu’un peu d’organisation et l’envie de limiter son empreinte écologique. Chacun à son niveau peut y contribuer. Et n’oubliez pas que la meilleure idée pour moins gaspiller, c’est avant tout de moins acheter. C’est bon pour votre porte-monnaie et c’est bon pour la planète.

Les questions de Nousagi :

As-tu l’impression de gaspiller au quotidien ?

Depuis que tu en as pris conscient, as-tu réussi à modifier tes habitudes pour gaspiller moins

12 façons de recycler la peau de banane

12 façons de recycler la peau de banane

Fruit tonique, la banane comprend de nombreuses vitamines : vitamine B, potassium et pectine. Manger des bananes est bon pour la santé, on ne vous apprend rien. En revanche, saviez-vous que la peau de banane peut s’utiliser de nombreuses manières ? En effet, les peaux de banane, elles aussi contiennent énormément de nutriments. Comment réutiliser les peaux de banane ? Comment recycler la peau de banane ? Vous allez être étonné de tout ce que vous pouvez faire avec de simples peaux de fruit ! Après la lecture de ces quelques lignes, vous vous abstiendrez de jeter vos peaux de banane à la poubelle. Zéro déchet assuré ! 

Utiliser la peau de banane pour nettoyer les plantes

Vos plantes d’intérieur sont difficiles à nettoyer. Elles prennent allègrement la poussière au fil de jours. Éponge, plumeau, vous avez tout essayé, mais vos plantes vertes restent désespérément poussiéreuses. Pour lustrer vos plantes d’intérieur, rien de tel qu’un bon nettoyage avec une peau de banane. Frottez délicatement l’intérieur de la peau de banane sur les feuilles vertes : en quelques mouvements, elles retrouvent leur brillance et leur splendeur.

La peau de banane pour faire briller vos chaussures

Vous possédez des chaussures en cuir ou imitation cuir ? Elles se salissent rapidement et ne sont plus vraiment éclatantes comme au premier jour ? Là encore, la peau de banane va vous sauver la mise. Frottez vos chaussures avec l’intérieur de la peau de banane pour les faire briller, puis passez un chiffon doux pour sécher. Un véritable jeu d’enfant ! 

Les peaux de banane : des pièges à mites

Vous aimez les animaux, vous les adorez. Mais aimez-vous les mites ? Vous savez, ces petites bestioles ailées à l’appétit d’ogre. Ces petits papillons blancs peuvent être un vrai fléau pour vos vêtements : leur repas favori ? Les étoffes et textiles en tous genres. 

Elles vous rendent la vie impossible, mais vous n’avez aucune envie de les exterminer, encore moins à grands coups de produits toxiques. Une fois de plus, la peau de banane va vous aider. Suspendez des lanières de peau de banane dans les pièces infestées par les mites. Attirées par le sucre, les indésirables ne vont pas tarder à s’y agglutiner et laisseront vos vêtements tranquilles. Ouf !  

Fabriquer du vinaigre de banane avec des peaux de banane

Il existe une multitude de sortes de vinaigres. Le vinaigre de banane, délicieux, est l’un des plus faciles à réaliser. Nous avons testé la recette en avant-première pour vous (on n’avait pas vraiment envie de vous intoxiquer). Vous allez avoir besoin :

  • d’un grand bocal en verre ;
  • de vinaigre blanc ;
  • et de pelures de bananes !

Remplissez le bocal de vinaigre blanc, ajoutez les peaux de bananes et laissez macérer pendant une bonne semaine. Ensuite, filtrez (de petits résidus vont se déposer dans votre vinaigre, c’est normal), et mettez en bouteille ; le tour est joué.

 

Manger les peaux de banane : une drôle d’idée ? 

Ne vous êtes jamais vous dit : “ J’ai terriblement faim, je mangerais bien de bonnes peaux de banane ! “. Non ? Nous non plus ! Pourtant, il est possible de cuisiner et de manger les peaux de bananes. Vous pouvez les consommer crues ou cuites. 

Nous vous conseillons de les faire bouillir 10 minutes afin de les attendrir et de supprimer le côté fibreux, pas forcément agréable en bouche. Ensuite, à vous de décider : vous pouvez les mixer, en fait du confit, les consommer telles quelles ou bien en faire de la purée. Dernière possibilité : mixez vos peaux de bananes pour les incorporer dans vos smoothies ! 

Infuser les peaux de bananes

L’infusion de peau de banane est excellente pour le transit intestinal. Vous souffrez de désordres intestinaux ? Faites infuser des peaux de bananes : elles stimuleront votre digestion et apporteront une bonne dose de fibres à votre organisme. 

Utiliser les peaux de banane comme engrais

La peau de banane est un excellent fertilisant. Vous pouvez en ajouter dans votre compost, ou vous contenter de fabriquer un engrais très simple à réaliser. Faites simplement macérer vos bananes quelques jours dans un récipient rempli d’eau. Ensuite, filtrez le mélange, en utilisant 1 volume d’engrais à la banane à 5 volumes d’eau.

Vous pouvez également découper votre peau de banane en lanières et l’enterrer au pied de vos plantes. En se décomposant, la peau de banane va libérer des minéraux et oligo-éléments nourrissants pour vos plantes d’intérieur, d’extérieur, ou pour les fruits et légumes de votre potager.

Nourrir ses animaux de ferme avec des peaux de banane

Vous possédez une basse-cour ou une petite ferme ? Poules, autres volatiles, lapins et cochons se feront un véritable festin de vos peaux de bananes. Deux possibilités : leur donner tel quel, ou faire sécher les peaux pour leur offrir de délicieuses friandises séchées. 

 

Nousagi : Nous vous conseillons de limiter les doses de banane pour les lapins : la banane est très calorique et ne doit être donnée qu’en petite quantité à nos compagnons.

Éloigner les guêpes et abeilles

Rien de plus agaçant, voire effrayant pour les phobiques, de voir voleter des guêpes et des abeilles autour de nos assiettes quand nous mangeons à l’extérieur. L’angoisse de la piqûre peut facilement gâcher un repas. 

Et si vous éloigniez les insectes au lieu de les exterminer, ou de déménager toute votre table vers l’intérieur ? Placez des peaux de banane dans une coupelle, installée à un endroit stratégique. Les guêpes ou abeilles, attirées par le sucre, vous laisseront tranquille pendant votre repas.  

Fabriquer un soin pour le visage à la banane

Les vertus de la peau de banane sont nombreuses : en soin du visage, elles vous permettent d’hydrater et de nettoyer votre peau. Commencez par vous laver soigneusement le visage, de préférence à l’eau et au savon (PH neutre). Ensuite, prélevez l’intérieur de la peau de banane, puis étalez-la en masque sur votre visage, en évitant le contour des yeux. Laissez sécher, puis rincez à l’eau tiède en faisant de petits mouvements circulaires. 

Vous pouvez également fabriquer votre masque pour le visage maison en mixant de l’amande douce et de la peau de banane. Appliquez et laissez poser  ¼ d’heure avant de rincer à l’eau claire. 

 

Blanchir ses dents avec de la peau de banane

Vos dents sont tachées par la cigarette, le café ou le thé ? La peau de banane est parfaite pour blanchir l’émail de vos dents. Frottez l’intérieur de la peau de banane pendant 2 minutes sur vos dents après le brossage, puis rincez. La banane n’est pas dangereuse pour votre émail ; vous pouvez donc renouveler l’opération plusieurs fois par semaine.

Utiliser les peaux de banane comme anticerne

Vous maudissez vos cernes : même après 12 heures de sommeil, vous ressemblez à un petit panda renfrogné. La banane va, encore une fois, vous être bien utile. Découpez deux petits morceaux de banane et appliquez-les en dessous de vos yeux. Laissez agir quelques minutes ; au bout de plusieurs applications, vos cernes sont atténués ou ont disparu. 

 

Vous savez maintenant comment recycler vos peaux de banane. Ne jetez plus vos pelures : ce sont de véritables alliées beauté et bien-être ! Elles vous serviront dans la cuisine, dans le potager comme dans la salle de bain. À vous de jouer ! 

Les questions de Nousagi :

As-tu déjà testé l’une de ces astuces ? Que peux-tu nous en dire ? 

Quels fruits et légumes de saison consommer en automne ?

Quels fruits et légumes de saison consommer en automne ?

Depuis le 21 septembre, comme chaque année, nous sommes passés en automne. Il est temps de ranger son bikini et sa chemisette à fleurs au placard : l’automne vient ! Avec lui, la pluie, le vent, ou quelques rayons de soleil, selon le bon vouloir de la météo. Cependant, d’année en année, une chose ne change pas : les fruits et légumes de saison ne sont pas les mêmes en été qu’en automne !

Au-delà du fait que vous aurez du mal à trouver certains fruits et légumes frais d’été en magasin, consommer de saison comporte de nombreux avantages. Ne pleurez pas trop vite vos fraises, cerises, melons et framboises : consommer de saison est plus sain, et la nature nous offre des fruits et légumes savoureux à chaque mois de l’année. On vous dit tout ! 

Pourquoi manger des fruits et légumes de saison ? 

Il existe une multitude de bonnes raisons de manger des fruits et légumes de saison. Manger local et de saison est intéressant autant sur le plan environnemental que sanitaire. C’est d’ailleurs, selon nous, un geste écologique facile à appliquer et un bon premier par vers une consommation plus responsable. Voici les avantages de la consommation de légumes et de fruits de saison : 

  • Ils répondent à nos besoins nutritionnels de la saison : la nature est bien faite, ce n’est plus à prouver. En automne et en hiver, les fruits et légumes de saison permettent de compenser le manque de soleil, redonnent du peps et de l’énergie. Grâce à eux, vous allez surmonter le petit coup de mou automnal en un rien de temps, en faisant le plein de vitamine C et de minéraux.
  • Ils sont moins chers : dans de nombreux esprits, consommer local et de saison revient à payer plus cher. Que nenni : consommer de saison rend service à la planète, mais aussi à nos portefeuilles. Ils demandent moins de transport, ce qui a un impact direct sur leur prix.
  • Ils sont riches en antioxydants : ces molécules protègent nos cellules des agressions du quotidien. Elles permettent de rester en forme et de prévenir l’apparition de certaines maladies.
  • Ils sont moins, ou non traités : un légume ou un fruit qui n’est pas de saison est généralement produit sous serre. Il est également aspergé de pesticides et autres substances nocives pour la planète et l’organisme pour compenser le manque de nutriments dans le sol et l’absence de soleil dû à la saison. Souvent, les fruits et légumes d’été disponibles en automne sont donc, soit traités de manière intensive, soit importés d’autres pays. Dans les deux cas, vous consommerez des produits pas vraiment sains…
  • Ils sont meilleurs : n’oublions pas ce point important : le goût ! Les fruits et légumes de saison sont meilleurs. Ayant grandi dans des conditions naturelles, ils ont plus de saveur. Vous en avez sans doute déjà fait l’expérience. L’exemple le plus parlant est les tomates hivernales : plus d’eau que de chair, elles ne sont pas vraiment agréables en bouche.
  • Ils sont variés : il est important d’avoir une alimentation variée. Sinon, on ne lasse, on ne prend plus plaisir à manger, on perd/ ou on prend du poids… Votre corps et votre esprit ont besoin de nouveauté pour rester au top. Cela tombe bien, il existe un nombre incalculable de légumes et de fruits à manger en automne !

Vous savez maintenant pourquoi consommer des fruits et légumes de saison est une bonne chose. Ils sont tout simplement meilleurs pour vous et pour l’environnement ! Passons aux choses sérieuses : quels fruits et légumes consommer en automne ? 

Quels fruits de saison en automne ? 

Vous aimeriez obtenir un calendrier des fruits et légumes d’automne ? Votre voeu va devenir réalité (vous trouvez qu’on exagère un peu ? Mais non, pas du tout…). On peut penser que la saison des fruits s’achève en même temps que l’été. C’est faux : on ne consomme pas les mêmes fruits en été qu’en automne, mais les saveurs restent nombreuses et variées. Nous vous présentons tout de suite, pour commencer, les fruits de saison à manger en automne.

 

Fruits de saison en octobre

  • La châtaigne
  • Le citron
  • Le coing
  • La banane
  • La figue
  • La tomate (oui, la tomate est un fruit)
  • Le raisin
  • La poire
  • La pomme
  • La noix et la noisette
  • Les groseilles
  • Le kiwi
  • Le kaki
  • La noix de coco
  • La mûre

 

Fruits de saison en novembre

  • L’ ananas
  • La mandarine
  • L’ orange
  • Les pommes
  • La poire
  • La châtaigne
  • Les dattes
  • La banane
  • Le pamplemousse
  • La clémentine
  • La datte
  • La noix
  • La grenade

 

Fruits de saison en décembre

  • La clémentine
  • La datte
  • Le kiwi
  • La mandarine
  • l’avocat
  • Le kiwi
  • Le litchi
  • Les marrons
  • La papaye
  • Le citron
  • La datte
  • La poire
  • La pomme
  • Le pamplemousse
  • La noix

Quels légumes de saison en automne ? 

Avec le froid arrive l’envie des bons plats en sauce, légumes, gratins, soupes… Vous allez le constater, il y a tout à fait moyen de se faire plaisir avec les légumes d’automne. Les légumes d’automne vous garantissent même des recettes à vous faire frémir les papilles, mais oui !  Malgré ce que l’on pourrait penser, il est également possible de craquer pour une dose de fraîcheur en cuisinant une bonne salade en automne

 

Les légumes de saison en octobre

  • Le brocoli
  • La carotte
  • La blette
  • Le chou
  • La citrouille
  • Le céleri
  • La betterave
  • Le rutabaga
  • L’épinard
  • La courge
  • L’oignon
  • La pomme de terre
  • Le poivron
  • Le poireau
  • La laitue
  • Le maïs
  • Le panais
  • Le cèpe
  • Le potimarron
  • Le potiron
  • Le champignon de Paris
  • Le radis
  • Le topinambour

 

Les légumes de saison en novembre

  • La courge
  • La carotte
  • L’endive
  • Le potimarron
  • Le potiron
  • Les épinards
  • Les champignons (cèpes et champignon de Paris)
  • La mâche
  • Le radis
  • Le fenouil
  • Le topinambour
  • Le rutabaga
  • Le chou

 

Les légumes de saison en décembre

  • La citrouille
  • Le céleri
  • La courge
  • Le chou
  • La pomme de terre
  • Le poireau 
  • L’oignon
  • L’échalote
  • Les champignons
  • La betterave
  • La mâche
  • L’igname
  • Les salsifis

Légumes et fruits d’automne : marchés et producteurs locaux

 Qui de mieux pour vous conseiller et vous donner le meilleur qu’un producteur ? Pour trouver des fruits et légumes de saison de qualité, n’hésitez pas à faire vos courses sur les étals des marchés et à rencontrer les petits producteurs de votre région. Cela vous permettra de manger local et d’être certain de consommer des aliments de saison.

Vous pourrez également en profiter pour acheter vos produits en vrac et faire un geste supplémentaire pour l’environnement ! Cet article touche à sa fin : nous nous retrouverons très bientôt (pas trop vite, on veut encore profiter des températures douces et du soleil) pour un nouvel article sur les fruits et légumes de saison à consommer en hiver. See you very soon ! 🥦

Les questions de Nousagi :

As-tu l’habitude de consommer des fruits et légumes de saison ? Te sens-tu frustré ? 

Si oui, quels fruits et légumes te manquent vraiment en automne ? 

Que mettre dans le compost ? | Liste des déchets

Que mettre dans le compost ? | Liste des déchets

Lorsqu’on entreprend la démarche de consommer différemment, l’idée de faire du compost nous vient rapidement à l’esprit. Ceci est en effet une excellente manière de réduire le volume de ses poubelles. Mais alors, que mettre dans le compost ? Au moment de vous lancer, soucieux de bien faire, vous hésitez : peut-on mettre du pain dans le compost ? Peut-on y mettre de la viande, des tomates ou des bananes ? Si vous vous posez ces questions, vous êtes au bon endroit ! Dans cet article, nous allons élaborer ensemble une liste de ce qu’on peut mettre dans un composteur.

Que mettre dans le compost ? 

Vous souhaitez obtenir un potager naturel ? Sachez que tous les déchets végétaux du jardin ou de la cuisine sont bons à mettre dans le compost. Leur dégradation va créer un terreau très fertile qui fera un excellent engrais naturel pour vos plantes d’intérieur ou d’extérieur. 

Voici une liste non exhaustive qui vous donnera un bon aperçu de ce qu’on peut mettre dans un composteur :

  • épluchures de fruits et légumes ;
  • fruits ou légumes abîmés (il se peut même que, grâce aux pépins, vous retrouviez de nouveaux plants dans votre compost l’année suivante) ;
  • coquilles d’oeufs broyées ;
  • marc de café ;
  • sachets de thé s’ils ne sont pas en matière synthétique ;
  • filtres en papier ;
  • pain en petits morceaux ;
  • tailles d’arbres et d’arbustes (pensez à les broyer) ;
  • feuilles ;
  • tonte (à laisser sécher avant pour éviter la putréfaction) ;
  • fleurs fanées ;
  • mouchoirs ; 
  • essuie-tout ;
  • litières d’animaux herbivores ;
  • urine ;
  • papier blanc ;
  • carton non traité (attention, les cartons produits outre-Atlantique ou en Asie reçoivent en général des traitements insecticides) ;
  • cendre de bois en petite quantité…

Astuce : essayez de mélanger un maximum de matières différentes afin d’obtenir un compost riche et de bonne qualité.

Éléments controversés : peut-on les mettre au compost ?

Il existe autant de façons de faire du compost que de personnes qui possèdent un composteur. Certains ingrédients tels que la viande ou les agrumes sont en effet sujets à controverses. Les lignes qui vont suivre peuvent vous amener à réfléchir, mais au final, à chacun sa recette !

La viande

Que se passe-t-il dans la nature ? Les animaux morts, s’ils ne sont pas mangés par des charognards, finissent par se composter naturellement à même le sol. Ainsi, nous pouvons affirmer qu’il est possible de mettre de la viande au compost si on le fait en quantité raisonnable. Il n’est en effet pas question d’ajouter 3 moitiés de steak et 2 cuisses de poulet par jour dans son composteur sous prétexte que le repas n’a pas été terminé. Tout est question de proportion. 

Une quantité trop importante de matières animales risquerait par ailleurs d’attirer les nuisibles.

Les os et arêtes

Tout comme la viande, les os et arêtes se décomposent dans la nature. Il est donc possible de les ajouter au compost si l’on prend soin de les concasser. Dans le commerce, nous trouvons d’ailleurs de nombreux engrais enrichis en matières animales telles que la corne broyée.

Les agrumes

Une trop grande quantité d’agrumes aura tendance à acidifier le compost et donc à ralentir la décomposition des matières. Mais, une fois encore, tout est question de proportion. Si l’on jette une clémentine dans la nature, celle-ci finira par se décomposer, il en sera de même dans le compost.

 

Que ne peut-on pas mettre au compost ?

Nous l’avons vu, la liste des déchets compostables est relativement longue mais il existe tout de même de nombreux déchets (biodégradables ou non) à ne pas mettre au compost. 

En voici quelques exemples :

  • les végétaux traités chimiquement ;
  • les plantes malades ;
  • les mauvaises herbes montées en graines ;
  • le charbon ;
  • la cendre de charbon ;
  • la poussière d’aspirateur ;
  • le papier coloré ;
  • le verre ;
  • le métal ;
  • le plastique ;
  • les lingettes ;
  • les médicaments ;
  • les mégots ;
  • les couches ;
  • les pansements…

 

Respecter l’équilibre azote/carbone

Pour que le processus de décomposition se fasse au mieux, il est recommandé de respecter des proportions adaptées entre les matières azotées et les matières carbonées. L’idéal étant de mettre ⅓ de déchets carbonés pour ⅔ de déchets azotés

Les déchets riches en azote

Les éléments riches en azote sont jeunes, verts, frais et tendres tels que les fruits et légumes, les épluchures, les feuilles vertes, l’herbe…

Ils sont très nutritifs, riches en éléments fertilisants et se décomposent très rapidement mais donnent au final peu de matière organique.

Les déchets riches en carbone

Les éléments riches en carbone sont secs, marron, durs et anciens comme par exemple le bois, la paille, les feuilles mortes…

Ils se dégradent très lentement mais créent beaucoup d’humus. Leur texture rigide permet en outre d’aérer le compost.

  • Un trop plein de matières carbonées entraînerait un déficit en eau et bloquerait le processus de décomposition.
  • Un excès de déchets azotés entraînerait, au contraire, un surplus d’humidité responsable de fermentation, de pourrissement et de mauvaises odeurs. 

Vous avez maintenant toutes les cartes en mains pour réaliser un compost de qualité prêt à booster la croissance de vos plantes. Pour aller plus loin, découvrez sans tarder notre article Comment faire mes courses en vrac ? qui vous aidera à alléger encore un peu plus vos poubelles.

 

Les questions de Nousagi : 

Que mettez-vous dans votre compost ? Est-il efficace ? Depuis quand avez-vous pris l’habitude de composter vos déchets ?