Transition écologique : et si on passait à l’action ?

Transition écologique : et si on passait à l’action ?

Cela fait sans doute des années que vous entendez parler de la transition écologique en France. Face aux grands défis actuels du climat et de l’environnement, la transition écologique a pour objectif le développement durable de notre société et concerne des domaines aussi variés que les énergies renouvelables ou la préservation de la biodiversité. Quels sont exactement les enjeux de cette transition écologique et comment y contribuer au quotidien ?

La transition écologique, qu’est-ce que c’est ?

Le concept de transition écologique apparaît en 2005 avec Rob Hopkins dont vous connaissez peut-être le désormais fameux « Manuel de transition ». Cet enseignant en permaculture britannique lance à Totnes, en Angleterre, le mouvement international des villes en transition. En réaction au pic pétrolier et au dérèglement climatique, ces villes en transition mettent en place des solutions qui touchent tous les domaines de la vie quotidienne : monnaies locales, potagers collectifs, AMAP, alimentation en circuit court, covoiturage et autopartage, compostage et recyclage

Vous l’aurez compris, la transition écologique consiste en un changement de modèle économique et social basé sur le développement durable. Son but est de répondre aux grands enjeux écologiques du XXIe siècle : réchauffement climatique dû aux gaz à effet de serre, pollution atmosphérique, raréfaction de ressources naturelles comme le pétrole, diminution de la biodiversité… Et la transition écologique peut aussi être une opportunité de relancer la croissance de notre économie par la création d’emplois dans des secteurs nouveaux, ceux de l’économie verte.

Quels sont les objectifs de la transition écologique ?

Dès 2012, la France commence une série de tables rondes et de commissions citoyennes sur le thème de la transition écologique. Elles permettent de mettre en place une stratégie et donnent lieu à plusieurs lois au fil des années. C’est en 2015 que la France promulgue sa « Loi sur la transition écologique pour la croissance verte », avec 9 objectifs chiffrés à atteindre à des dates précises.

Ces objectifs visent la réduction des gaz à effet de serre, de la consommation énergétique, du nucléaire, de la pollution, ainsi que la création d’un parc immobilier aux normes BBS (bâtiment basse consommation)… En 2017, on constate que la transition écologique devient un enjeu majeur. En effet, le « Ministère de l’Écologie » devient le « Ministère de la Transition Écologique et Solidaire ».

Concrètement, la transition écologique nécessite de transformer profondément notre société et de mettre en place de nombreux chantiers dans différents domaines dépendants les uns des autres :

  • L’alimentation : remplacement de l’agriculture industrielle par une agriculture biologique et paysanne ;
  • L’énergie : diminution de notre consommation d’énergie et remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique…), lutte contre la précarité énergétique par la rénovation thermique du parc immobilier existant ;
  • La consommation : lutte contre l’obsolescence programmée, diminution de notre consommation grâce aux réparations ou au recyclage, relocalisation de nos achats, partage ou location plutôt qu’achat de certains matériels ;
  • La préservation de la biodiversité : lutte contre le déclin actuel de la biodiversité ;
  • L’urbanisme : modification de notre aménagement du territoire et de nos habitats ;
  • Les transports : diminution des transports individuels grâce au covoiturage, à l’auto partage, aux transports en commun, au télétravail.

Comment agir au quotidien pour contribuer à la transition écologique ?

Face à l’immensité de la tâche à accomplir, vous vous demandez sans doute : « Et moi, qu’est-ce que je peux faire à mon petit niveau pour participer à la transition écologique ? ». Pas de panique ! Vous pouvez faire tout un tas de petits gestes qui, mis bout à bout, commencent à compter en matière de transition écologique. On vous donne quelques idées :

1. Je mange bio 

Manger bio, c’est bon pour votre santé. Fini les pesticides et les OGM dans votre assiette ! Et l’agriculture bio protège aussi les sols et favorise la biodiversité.

2. Je mange local

Manger local soutient l’activité des producteurs autour de chez vous et vos aliments ne font plus le tour de la planète avant d’arriver dans votre assiette.

3. Je mange de saison

On mange au maximum de saison. Donc on oublie les fraises et les tomates en hiver si on ne veut pas plomber son bilan carbone. Elles ont souvent poussé sous serre avec du chauffage et beaucoup voyagé. On peut quand même continuer à consommer quelques produits exotiques (chocolat, café, bananes…).

4. Je passe au flexitarisme 

Consommer moins de viande et de poisson est bon pour votre santé. On en mange généralement trop par rapport à notre activité physique. En devenant flexitarien, on évite que des tonnes d’eau et d’aliments servent à nourrir du bétail plutôt que des humains.

5. J’achète zéro déchet

Diminuer notre utilisation d’emballages, en achetant en vrac par exemple, permet de limiter le recyclage. Car le recyclage , même s’il est écologique, a tout de même un coût pour la collectivité.

6. Je produis mon énergie

Installer des panneaux solaires dans votre maison peut faire baisser vos factures énergétiques de manière conséquente grâce à une énergie durable.

7. J’installe des toilettes sèches

Si vous aussi vous êtes choqué par l’utilisation d’eau potable pour évacuer vos excréments alors que certaines populations dans le monde manquent d’eau, vous pouvez passer aux toilettes sèches. Leur mise en œuvre est très simple et la contrainte de les vider régulièrement assez minime par rapport à l’économie d’eau réalisée.

8. J’éteins mes appareils électriques 

Éteindre ses appareils électriques représente une économie substantielle par rapport à une simple mise en veille. En effet, en veille, nos appareils consomment de l’électricité pour rien.

9. J’utilise des ampoules basse consommation 

On achète des ampoules fluocompactes ou à LED, qui consomment moins que les ampoules classiques et qui durent plus longtemps.

10. Je limite la température dans ma maison 

Limiter la température dans votre maison d’un ou deux degrés vous fera réaliser des économies non négligeables. On règle son thermostat sur 18 °C l’hiver et si on a froid, on met un pull. 😊

11. Je répare mes appareils 

Avant de jeter ses appareils défectueux, on essaie de les faire réparer dans un Repair Café. Cela évite de jeter de nombreux appareils qui peuvent encore fonctionner.

12. Je loue certains appareils 

On a tous des appareils qui nous servent une fois par an et qui dorment au fond d’un placard ou d’un garage. Alors on loue les appareils dont on se sert peu (perceuse, tronçonneuse…).

13. Je renonce aux produits jetables 

On oublie les lingettes jetables qui ne sont pas recyclables et on trouve une alternative lavable. Par exemple une éponge que l’on peut même fabriquer soi-même.

14. Je recycle 

On peut quasiment tout recycler dans sa maison (papier, bois, plastique, métal, piles, ampoules, appareils électriques…). Il suffit d’utiliser les bacs de collecte et d’aller de temps en temps à la déchetterie.

15. Je composte 

Je mets dans mon composteur tout ce qui peut se décomposer. Cela représente un volume important de déchets qui ne devront pas être traités par votre collectivité.

16. Je donne 

On donne les objets ou vêtements encore utilisables à des associations, sur des sites internet ou sur des groupes sur les réseaux sociaux.

Voilà un petit aperçu des actions que vous pouvez réaliser au quotidien pour participer activement à la transition écologique et œuvrer pour le climat et l’environnement. Tous ces petits gestes cumulés peuvent faire la différence si nous sommes nombreux à les mettre en pratique. Et en matière de développement durable, chacun de nous peut contribuer en consommant moins ou autrement. Et vous, qu’est-ce que vous faites pour la planète ?

Les questions de Nousagi : 

Avez-vous adopté certains des gestes cités ci-dessus ? La transition écologique vous tient elle à coeur ? 

Tiny house : habiter autrement, c’est possible !

Tiny house : habiter autrement, c’est possible !

En France, nous sommes nombreux à vouloir devenir propriétaires de notre maison. Mais devant le coût élevé de cette opération, de plus en plus de personnes se tournent vers un habitat plus léger : les tiny houses. La tiny house correspond à un projet de vie écologique et responsable, nécessitant moins d’espace et de terrain. Voyons ensemble à quoi elle correspond, ce que la loi impose et quels avantages et inconvénients elle présente. Ces micromaisons en bois sont-elles faites pour vous ?

 

Une tiny house, qu’est-ce que c’est ?

Il y a peu de temps, nous vous expliquions qu’il était possible de voyager plus écolo. Saviez-vous qu’il était possible de l’être encore plus, au quotidien, en optant pour une maison minimaliste et écolo ? Le mouvement tiny house, qui prône le retour à une certaine sobriété dans la manière de se loger, est né à la fin des années 90 aux Etats Unis, en réaction à la taille des maisons toujours plus grandes. C’est en 2005, après l’ouragan Katrina, qu’apparaissent vraiment les tiny houses pour offrir des logements de secours aux sinistrés. Elles commencent ensuite à se développer dans les villages vacances, les complexes de loisirs et les parcs d’attractions américains. Leurs ventes explosent lors de la crise financière de 2007. Il faudra attendre 2013 pour que la tiny house fasse son apparition en France.

L’expression « tiny house » vient de l’anglais et signifie « maison minuscule ». Parfois appelée micromaison, la tiny house est une mini maison mobile dont la surface se situe entre 10 et 40 mètres carrés. Si au départ elle a servi à construire des bureaux de jardin, des studios extérieurs pour accueillir les amis ou la famille ou des résidences secondaires, elle est maintenant utilisée comme résidence principale. Généralement construite en bois sur un châssis en acier avec 4 à 6 roues de remorque, elle comprend un séjour, une cuisine, un espace nuit en mezzanine, une salle d’eau, des toilettes sèches et de nombreux rangements aménagés dans le moindre espace disponible. Elle est transportable sur une remorque, mais si vous souhaitez la poser sur des fondations, vous devrez faire une déclaration préalable de travaux. 

Que dit la loi sur les tiny houses ?

Si vous décidez de vivre dans une tiny house, vous devrez vous conformer à la règlementation. En 2014, la loi Alur a mis fin à un vide juridique sur les habitats alternatifs (tiny house, roulotte, mobil home, yourte…). Elle les a reconnus comme résidences principales et a fixé des règles pour ces habitations mobiles et démontables.

En ce qui concerne les dimensions de votre tiny house, vous devez respecter certaines normes : elle ne doit pas dépasser 2,55 mètres de large, 12 mètres de long, 4 mètres de haut et son poids ne doit pas excéder 3,5 tonnes. 

En matière de stationnement, votre tiny house peut demeurer sur un terrain privé pendant trois mois sans déclaration. Au-delà de trois mois, vous devez la déclarer à la mairie de la commune où vous résidez. Cette dernière peut d’ailleurs vous indiquer les « zones pastilles », c’est-à-dire les zones inconstructibles, où l’on peut installer des habitats mobiles et démontables. Si votre tiny house dépasse les 20 mètres carrés, vous devrez faire une demande de permis de construire.

Concernant les taxes, la tiny house n’est pas considérée comme une maison. Vous ne payez donc pas de taxe foncière, mais une taxe annuelle de 150 euros maximum comme pour les caravanes. C’est pourquoi certaines municipalités ne sont pas très favorables à ce genre d’habitat qui rapporte moins en taxes que les maisons traditionnelles.

Vous devez également souscrire deux assurances pour votre tiny house : une assurance habitation puisqu’elle est considérée comme une maison et une assurance automobile si vous la déplacez.

 

Vivre dans une tiny house : quels sont les avantages et les inconvénients ?

Les avantages :

Un prix de construction moins élevé

Une tiny house coûte entre 30 000 et 65 000 euros si vous l’achetez auprès d’un constructeur français. Vous avez cependant la possibilité de la réaliser à moindre coût en autoconstruction. Le prix au mètre carré de la tiny house s’avère plus faible qu’une construction classique et vous permet de devenir propriétaire avec un budget plus restreint. Par ailleurs, la taxe sur les tiny houses est bien moins élevée que la taxe foncière sur une maison classique et vous ne payez pas de taxe d’habitation. 

Un mode de vie différent

Vivre dans une tiny house est souvent un projet de vie alternatif pour des personnes sensibles à l’écologie et aspirant au minimalisme. Elle permet de diminuer l’empreinte écologique de son logement et de moins consommer d’énergie et d’eau (faible surface à chauffer, panneaux solaires, douche en circuit fermé, toilettes sèches…). Elle incite aussi à consommer plus responsable : dans une tiny house, seul l’essentiel a sa place. En outre, elle offre la possibilité de déplacer sa maison pour ceux qui, épris de liberté, souhaiteraient expérimenter un mode de vie nomade.

Les inconvénients :

Un espace réduit

Vivre dans une tiny house ne s’adresse pas à tout le monde. Le manque d’espace peut être difficile à supporter pour certaines personnes, de même que le manque d’intimité. Ainsi, il paraît compliqué d’envisager cette expérience avec des enfants. Il faut également réaliser un tri important dans les objets et vêtements que vous pourrez conserver dans ce petit espace, même s’il est très optimisé.

Moins de confort

Une tiny house nécessite de renoncer au confort d’une maison standard et notamment à certains équipements. Fini les lave-vaisselles, lave-linges et frigos au format familial ! Fini les écrans géants ! Et bonjour les toilettes sèches ! Ce mode d’habitation présuppose de vouloir vivre de manière plus frugale et d’aspirer à une certaine déconsommation. Serial shoppers, oubliez l’idée !

 

Vous savez maintenant ce qu’est une tiny house et quelles contraintes la législation impose pour ce type d’habitat léger. Si votre projet de maison est aussi un projet de vie, que vous aspirez à plus d’écologie et moins de consommation et que vous acceptez de vivre dans moins d’espace et avec moins de confort, les tiny houses sont sans doute faites pour vous. En France, les constructeurs sont de plus en plus nombreux à proposer ce type de maisons et vous trouverez sans problème celui qui pourra vous construire le cocon en bois de vos rêves. Alors, prêt pour tenter l’aventure tiny house ?

Les questions de Nousagi : 

Connaissiez-vous les tiny houses ? Envisageriez-vous de troquer votre appartement ou votre maison traditionnelle pour une maison plus écologique

Slow Cosmétique : la révolution dans votre salle de bain

Slow Cosmétique : la révolution dans votre salle de bain

Si vous aimez la beauté et les cosmétiques, vous vous êtes sans doute déjà interrogé sur la liste des ingrédients qui figurent sur les emballages de vos produits préférés. Elle est souvent longue et incompréhensible pour des néophytes sans connaissance scientifique. Elle peut même être légèrement anxiogène, au vu des polémiques sur des substances telles que les sels d’aluminium ou les parabens, suspectées d’être des perturbateurs endocriniens. Pourtant, pour les soins de votre peau, il semblerait qu’une autre cosmétique soit possible. Il s’agit de la Slow Cosmétique

 

La Slow Cosmétique, qu’est-ce que c’est ?

Inspirée du mouvement Slow Food, la Slow Cosmétique est apparue en 2012 sous l’impulsion de Julien Kaibeck. Ce jeune Bruxellois découvre l’univers des massages et de la cosmétique lorsqu’il s’installe aux États-Unis. Assistant chez un dermatologue cosmétique, il côtoie de nombreux patients qui aspirent à l’éternelle jeunesse et qui sont traités à coup de Botox et de peelings chimiques. En réaction, de retour en Belgique, il se forme à la bioesthétique et ouvre le premier institut de beauté pour hommes à Bruxelles, où il dispense des soins naturels. En parallèle, il se forme aux huiles essentielles et à l’aromathérapie, qu’il enseigne en Belgique et en France. Il diffuse également son expertise de la beauté au naturel dans des magazines et intervient en tant que chroniqueur beauté dans des émissions de radio et de télévision belges et françaises. Il est aussi l’auteur de plusieurs livres et on l’a même surnommé « le Jean-Pierre Coffe de la beauté ».

En 2012, il crée l’association Slow Cosmétique et dépose la marque du même nom, reconnaissable à son logo en forme de tortue verte. Cette association regroupe des professionnels de la cosmétique, ainsi que des consommateurs sensibles à une cosmétique plus saine, plus éco-responsable et plus éthique.

Que contient la charte Slow Cosmétique ?

Le mouvement Slow Cosmétique est basé sur une charte dans laquelle figurent ses valeurs pour une cosmétique différente. Elle est basée sur trois grands principes : 

Une cosmétique saine

La Slow Cosmétique prône un retour au naturel. Exit les produits chimiques tels que les stabilisants, colorants et conservateurs, nocifs pour la santé. La Slow Cosmétique promeut l’utilisation d’ingrédients naturels et/ou biologiques dans ses formulations. Ses cosmétiques doivent posséder des formules avec le moins d’ingrédients transformés possible et ne pas recourir à des produits issus de la pétrochimie, de l’industrie plastique ou de la chimie de synthèse. Ils doivent répondre à des besoins réels de la peau.

Une cosmétique écologique

La Slow Cosmétique interdit l’utilisation d’ingrédients polluants pour l’environnement. Elle privilégie également des approvisionnements en circuits courts et le zéro déchet. Elle veille à respecter au maximum l’environnement et à réduire son impact écologique. Elle évite notamment d’utiliser des ingrédients ou des techniques polluants, dans toutes les étapes de production et de commercialisation de ses produits.

Une cosmétique éthique

La Slow Cosmétique interdit les tests sur les animaux et refuse toute exploitation animale. Elle implique aussi de ne pas formuler de fausses promesses et de faire preuve d’honnêteté envers les consommateurs. Elle se veut transparente sur les bénéfices de ses produits. Fini le greenwashing et les publicités à base d’images photoshopées ! De plus, elle vend ses produits au juste prix. Julien Kaibeck révèle qu’au-delà de 60 € la crème hydratante, on n’achète plus un produit, mais du marketing.

 

Comment est attribuée la mention « Slow Cosmétique » ?

La mention Slow Cosmétique est attribuée chaque année par l’association à des marques de cosmétiques qui s’engagent à respecter un maximum de critères de sa charte. Elle ne remplace pas les labels bio ou écologiques, mais les complète. Cette mention récompense des marques qui travaillent avec des formules de produits plus naturelles et respecteuses de l’environnement et qui pratiquent un marketing raisonnable. Pour évaluer ces marques, l’association vérifie un grand nombre de paramètres : ingrédients, approvisionnements, packaging, transport, prix, marketing, publicité… À l’heure actuelle, plus de 200 marques, essentiellement européennes, bénéficient de la mention « Slow Cosmétique » et du logo à la tortue. Pour obtenir cette mention, les marques peuvent candidater directement auprès de l’association ou être proposées par des consommateurs qui les ont repérées.

La mention comprend un système d’étoiles qui note les marques en fonction de leur degré de respect de la charte :

  • 1 étoile : la marque répond à plus de 65 % des critères de la charte
  • 2 étoiles : à plus de 75 % des critères
  • 3 étoiles : à plus de 90 % des critères

Comme dans le mouvement Slow Food, la Slow Cosmétique incite à consommer moins, mais mieux. Si vous aussi vous êtes sensible à ces problématiques de santé naturelle, de préservation de l’environnement et d’éthique, vous pouvez désormais passer aux cosmétiques slow en repérant le logo sur les produits que vous achetez. Et pourquoi pas, pour être encore plus slow, vous lancer dans la fabrication maison de vos shampooings, savons, déodorants et crèmes ? 

Les questions de Nousagi : 

Connaissiez-vous la slow cosmétique ? Choisissez-vous des cosmétiques portant cette mention ? 

Que mettre dans le compost ? | Liste des déchets

Que mettre dans le compost ? | Liste des déchets

Lorsqu’on entreprend la démarche de consommer différemment, l’idée de faire du compost nous vient rapidement à l’esprit. Ceci est en effet une excellente manière de réduire le volume de ses poubelles. Mais alors, que mettre dans le compost ? Au moment de vous lancer, soucieux de bien faire, vous hésitez : peut-on mettre du pain dans le compost ? Peut-on y mettre de la viande, des tomates ou des bananes ? Si vous vous posez ces questions, vous êtes au bon endroit ! Dans cet article, nous allons élaborer ensemble une liste de ce qu’on peut mettre dans un composteur.

Que mettre dans le compost ? 

Vous souhaitez obtenir un potager naturel ? Sachez que tous les déchets végétaux du jardin ou de la cuisine sont bons à mettre dans le compost. Leur dégradation va créer un terreau très fertile qui fera un excellent engrais naturel pour vos plantes d’intérieur ou d’extérieur. 

Voici une liste non exhaustive qui vous donnera un bon aperçu de ce qu’on peut mettre dans un composteur :

  • épluchures de fruits et légumes ;
  • fruits ou légumes abîmés (il se peut même que, grâce aux pépins, vous retrouviez de nouveaux plants dans votre compost l’année suivante) ;
  • coquilles d’oeufs broyées ;
  • marc de café ;
  • sachets de thé s’ils ne sont pas en matière synthétique ;
  • filtres en papier ;
  • pain en petits morceaux ;
  • tailles d’arbres et d’arbustes (pensez à les broyer) ;
  • feuilles ;
  • tonte (à laisser sécher avant pour éviter la putréfaction) ;
  • fleurs fanées ;
  • mouchoirs ; 
  • essuie-tout ;
  • litières d’animaux herbivores ;
  • urine ;
  • papier blanc ;
  • carton non traité (attention, les cartons produits outre-Atlantique ou en Asie reçoivent en général des traitements insecticides) ;
  • cendre de bois en petite quantité…

Astuce : essayez de mélanger un maximum de matières différentes afin d’obtenir un compost riche et de bonne qualité.

Éléments controversés : peut-on les mettre au compost ?

Il existe autant de façons de faire du compost que de personnes qui possèdent un composteur. Certains ingrédients tels que la viande ou les agrumes sont en effet sujets à controverses. Les lignes qui vont suivre peuvent vous amener à réfléchir, mais au final, à chacun sa recette !

La viande

Que se passe-t-il dans la nature ? Les animaux morts, s’ils ne sont pas mangés par des charognards, finissent par se composter naturellement à même le sol. Ainsi, nous pouvons affirmer qu’il est possible de mettre de la viande au compost si on le fait en quantité raisonnable. Il n’est en effet pas question d’ajouter 3 moitiés de steak et 2 cuisses de poulet par jour dans son composteur sous prétexte que le repas n’a pas été terminé. Tout est question de proportion. 

Une quantité trop importante de matières animales risquerait par ailleurs d’attirer les nuisibles.

Les os et arêtes

Tout comme la viande, les os et arêtes se décomposent dans la nature. Il est donc possible de les ajouter au compost si l’on prend soin de les concasser. Dans le commerce, nous trouvons d’ailleurs de nombreux engrais enrichis en matières animales telles que la corne broyée.

Les agrumes

Une trop grande quantité d’agrumes aura tendance à acidifier le compost et donc à ralentir la décomposition des matières. Mais, une fois encore, tout est question de proportion. Si l’on jette une clémentine dans la nature, celle-ci finira par se décomposer, il en sera de même dans le compost.

 

Que ne peut-on pas mettre au compost ?

Nous l’avons vu, la liste des déchets compostables est relativement longue mais il existe tout de même de nombreux déchets (biodégradables ou non) à ne pas mettre au compost. 

En voici quelques exemples :

  • les végétaux traités chimiquement ;
  • les plantes malades ;
  • les mauvaises herbes montées en graines ;
  • le charbon ;
  • la cendre de charbon ;
  • la poussière d’aspirateur ;
  • le papier coloré ;
  • le verre ;
  • le métal ;
  • le plastique ;
  • les lingettes ;
  • les médicaments ;
  • les mégots ;
  • les couches ;
  • les pansements…

 

Respecter l’équilibre azote/carbone

Pour que le processus de décomposition se fasse au mieux, il est recommandé de respecter des proportions adaptées entre les matières azotées et les matières carbonées. L’idéal étant de mettre ⅓ de déchets carbonés pour ⅔ de déchets azotés

Les déchets riches en azote

Les éléments riches en azote sont jeunes, verts, frais et tendres tels que les fruits et légumes, les épluchures, les feuilles vertes, l’herbe…

Ils sont très nutritifs, riches en éléments fertilisants et se décomposent très rapidement mais donnent au final peu de matière organique.

Les déchets riches en carbone

Les éléments riches en carbone sont secs, marron, durs et anciens comme par exemple le bois, la paille, les feuilles mortes…

Ils se dégradent très lentement mais créent beaucoup d’humus. Leur texture rigide permet en outre d’aérer le compost.

  • Un trop plein de matières carbonées entraînerait un déficit en eau et bloquerait le processus de décomposition.
  • Un excès de déchets azotés entraînerait, au contraire, un surplus d’humidité responsable de fermentation, de pourrissement et de mauvaises odeurs. 

Vous avez maintenant toutes les cartes en mains pour réaliser un compost de qualité prêt à booster la croissance de vos plantes. Pour aller plus loin, découvrez sans tarder notre article Comment faire mes courses en vrac ? qui vous aidera à alléger encore un peu plus vos poubelles.

 

Les questions de Nousagi : 

Que mettez-vous dans votre compost ? Est-il efficace ? Depuis quand avez-vous pris l’habitude de composter vos déchets ?