Transition écologique : et si on passait à l’action ?

Transition écologique : et si on passait à l’action ?

Cela fait sans doute des années que vous entendez parler de la transition écologique en France. Face aux grands défis actuels du climat et de l’environnement, la transition écologique a pour objectif le développement durable de notre société et concerne des domaines aussi variés que les énergies renouvelables ou la préservation de la biodiversité. Quels sont exactement les enjeux de cette transition écologique et comment y contribuer au quotidien ?

La transition écologique, qu’est-ce que c’est ?

Le concept de transition écologique apparaît en 2005 avec Rob Hopkins dont vous connaissez peut-être le désormais fameux « Manuel de transition ». Cet enseignant en permaculture britannique lance à Totnes, en Angleterre, le mouvement international des villes en transition. En réaction au pic pétrolier et au dérèglement climatique, ces villes en transition mettent en place des solutions qui touchent tous les domaines de la vie quotidienne : monnaies locales, potagers collectifs, AMAP, alimentation en circuit court, covoiturage et autopartage, compostage et recyclage

Vous l’aurez compris, la transition écologique consiste en un changement de modèle économique et social basé sur le développement durable. Son but est de répondre aux grands enjeux écologiques du XXIe siècle : réchauffement climatique dû aux gaz à effet de serre, pollution atmosphérique, raréfaction de ressources naturelles comme le pétrole, diminution de la biodiversité… Et la transition écologique peut aussi être une opportunité de relancer la croissance de notre économie par la création d’emplois dans des secteurs nouveaux, ceux de l’économie verte.

Quels sont les objectifs de la transition écologique ?

Dès 2012, la France commence une série de tables rondes et de commissions citoyennes sur le thème de la transition écologique. Elles permettent de mettre en place une stratégie et donnent lieu à plusieurs lois au fil des années. C’est en 2015 que la France promulgue sa « Loi sur la transition écologique pour la croissance verte », avec 9 objectifs chiffrés à atteindre à des dates précises.

Ces objectifs visent la réduction des gaz à effet de serre, de la consommation énergétique, du nucléaire, de la pollution, ainsi que la création d’un parc immobilier aux normes BBS (bâtiment basse consommation)… En 2017, on constate que la transition écologique devient un enjeu majeur. En effet, le « Ministère de l’Écologie » devient le « Ministère de la Transition Écologique et Solidaire ».

Concrètement, la transition écologique nécessite de transformer profondément notre société et de mettre en place de nombreux chantiers dans différents domaines dépendants les uns des autres :

  • L’alimentation : remplacement de l’agriculture industrielle par une agriculture biologique et paysanne ;
  • L’énergie : diminution de notre consommation d’énergie et remplacement des énergies fossiles par des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique…), lutte contre la précarité énergétique par la rénovation thermique du parc immobilier existant ;
  • La consommation : lutte contre l’obsolescence programmée, diminution de notre consommation grâce aux réparations ou au recyclage, relocalisation de nos achats, partage ou location plutôt qu’achat de certains matériels ;
  • La préservation de la biodiversité : lutte contre le déclin actuel de la biodiversité ;
  • L’urbanisme : modification de notre aménagement du territoire et de nos habitats ;
  • Les transports : diminution des transports individuels grâce au covoiturage, à l’auto partage, aux transports en commun, au télétravail.

Comment agir au quotidien pour contribuer à la transition écologique ?

Face à l’immensité de la tâche à accomplir, vous vous demandez sans doute : « Et moi, qu’est-ce que je peux faire à mon petit niveau pour participer à la transition écologique ? ». Pas de panique ! Vous pouvez faire tout un tas de petits gestes qui, mis bout à bout, commencent à compter en matière de transition écologique. On vous donne quelques idées :

1. Je mange bio 

Manger bio, c’est bon pour votre santé. Fini les pesticides et les OGM dans votre assiette ! Et l’agriculture bio protège aussi les sols et favorise la biodiversité.

2. Je mange local

Manger local soutient l’activité des producteurs autour de chez vous et vos aliments ne font plus le tour de la planète avant d’arriver dans votre assiette.

3. Je mange de saison

On mange au maximum de saison. Donc on oublie les fraises et les tomates en hiver si on ne veut pas plomber son bilan carbone. Elles ont souvent poussé sous serre avec du chauffage et beaucoup voyagé. On peut quand même continuer à consommer quelques produits exotiques (chocolat, café, bananes…).

4. Je passe au flexitarisme 

Consommer moins de viande et de poisson est bon pour votre santé. On en mange généralement trop par rapport à notre activité physique. En devenant flexitarien, on évite que des tonnes d’eau et d’aliments servent à nourrir du bétail plutôt que des humains.

5. J’achète zéro déchet

Diminuer notre utilisation d’emballages, en achetant en vrac par exemple, permet de limiter le recyclage. Car le recyclage , même s’il est écologique, a tout de même un coût pour la collectivité.

6. Je produis mon énergie

Installer des panneaux solaires dans votre maison peut faire baisser vos factures énergétiques de manière conséquente grâce à une énergie durable.

7. J’installe des toilettes sèches

Si vous aussi vous êtes choqué par l’utilisation d’eau potable pour évacuer vos excréments alors que certaines populations dans le monde manquent d’eau, vous pouvez passer aux toilettes sèches. Leur mise en œuvre est très simple et la contrainte de les vider régulièrement assez minime par rapport à l’économie d’eau réalisée.

8. J’éteins mes appareils électriques 

Éteindre ses appareils électriques représente une économie substantielle par rapport à une simple mise en veille. En effet, en veille, nos appareils consomment de l’électricité pour rien.

9. J’utilise des ampoules basse consommation 

On achète des ampoules fluocompactes ou à LED, qui consomment moins que les ampoules classiques et qui durent plus longtemps.

10. Je limite la température dans ma maison 

Limiter la température dans votre maison d’un ou deux degrés vous fera réaliser des économies non négligeables. On règle son thermostat sur 18 °C l’hiver et si on a froid, on met un pull. 😊

11. Je répare mes appareils 

Avant de jeter ses appareils défectueux, on essaie de les faire réparer dans un Repair Café. Cela évite de jeter de nombreux appareils qui peuvent encore fonctionner.

12. Je loue certains appareils 

On a tous des appareils qui nous servent une fois par an et qui dorment au fond d’un placard ou d’un garage. Alors on loue les appareils dont on se sert peu (perceuse, tronçonneuse…).

13. Je renonce aux produits jetables 

On oublie les lingettes jetables qui ne sont pas recyclables et on trouve une alternative lavable. Par exemple une éponge que l’on peut même fabriquer soi-même.

14. Je recycle 

On peut quasiment tout recycler dans sa maison (papier, bois, plastique, métal, piles, ampoules, appareils électriques…). Il suffit d’utiliser les bacs de collecte et d’aller de temps en temps à la déchetterie.

15. Je composte 

Je mets dans mon composteur tout ce qui peut se décomposer. Cela représente un volume important de déchets qui ne devront pas être traités par votre collectivité.

16. Je donne 

On donne les objets ou vêtements encore utilisables à des associations, sur des sites internet ou sur des groupes sur les réseaux sociaux.

Voilà un petit aperçu des actions que vous pouvez réaliser au quotidien pour participer activement à la transition écologique et œuvrer pour le climat et l’environnement. Tous ces petits gestes cumulés peuvent faire la différence si nous sommes nombreux à les mettre en pratique. Et en matière de développement durable, chacun de nous peut contribuer en consommant moins ou autrement. Et vous, qu’est-ce que vous faites pour la planète ?

Les questions de Nousagi : 

Avez-vous adopté certains des gestes cités ci-dessus ? La transition écologique vous tient elle à coeur ? 

Le flexitarisme est-il l’avenir de notre assiette ?

Le flexitarisme est-il l’avenir de notre assiette ?

Vous avez sans doute entendu parler dernièrement d’un nouveau régime alimentaire tendance : le flexitarisme. Ce mode d’alimentation questionne notre manière de nous nourrir et en particulier notre consommation de viande. Alors, être flexitarien, c’est bon pour la santé ? Et quels sont les avantages pour la planète à manger moins de protéines animales ? On fait le point.

Le flexitarisme, qu’est-ce que c’est ?

Le flexitarisme est un régime alimentaire où l’on consomme occasionnellement de la viande ou du poisson. Le flexitarien a généralement fortement réduit sa consommation de produits animaux (viandes, poissons, œufs, crustacés…), mais en mange de temps en temps, par exemple lorsqu’il est invité chez des amis ou au restaurant. Cette pratique naît aux États-Unis dans les années 90. Des journalistes commencent alors à alerter l’opinion publique sur les conditions de vie très difficiles des animaux dans certains élevages intensifs, ainsi que sur les gaz à effet de serre dégagés en masse par les bovins. 

Concrètement, les flexitariens mangent une à deux fois par semaine de la viande en privilégiant les volailles et une à deux fois par semaine du poisson. Dans les faits, le flexitarisme existe depuis longtemps dans certaines régions du monde, comme en Crète. Vous avez sans doute déjà entendu parler du  « régime crétois », qui favorise une grande consommation de fruits et légumes et une faible consommation de viande et de poisson. La Crète compte un nombre important de centenaires, preuve que ce mode d’alimentation est bénéfique pour la santé.

Les différents régimes alimentaires existants :

  • Omnivorisme : l’omnivore mange tous les types d’aliments.
  • Flexitarisme : le flexitarien réduit sa consommation de viande et de poisson.
  • Végétarisme : le végétarien ne mange ni viande, ni poisson, ni œufs.
  • Végétalisme : le végétalien ne consomme aucun produit animal, y compris les produits laitiers et le miel.
  • Véganisme : le végan ne mange aucun aliment d’origine animale et n’achète aucun produit issu d’un animal (laine, cuir…) ou testé sur les animaux (cosmétiques…).

Le flexitarisme, c’est bon pour la santé !

Face aux scandales alimentaires dont vous vous souvenez tous, comme la vache folle ou les lasagnes à la viande de cheval, le flexitarisme connaît actuellement un certain succès. Adopter un régime flexitarien ne peut qu’être bénéfique pour votre santé car nous mangeons en général trop de protéines animales par rapport à nos besoins physiques réels. Notre mode de vie est de plus en plus sédentaire et la plupart d’entre nous travaillent dans des bureaux, assis toute la journée devant un ordinateur.

Il est donc opportun de remplacer certaines protéines animales par des protéines végétales comme les légumineuses. Ces légumes secs reviennent en force dans nos assiettes : lentilles, pois chiches, haricots secs, soja, fèves, pois cassés… Légumineuses et céréales combinées vous apportent tous les acides aminés dont votre corps a besoin et qui sont contenus dans la viande. Et associer légumineuses et céréales vous permet d’assimiler bien plus les protéines que si vous mangiez ces deux aliments séparément.

Par ailleurs, une consommation élevée de viande augmente les risques de cancer du système digestif, notamment du côlon. Le flexitarisme aide également à prévenir les maladies cardio-vasculaires et l’obésité. Le flexitarisme, c’est donc bon pour votre santé, mais aussi pour votre porte-monnaie, vu le coût désormais élevé de la viande et du poisson. Et diminuer votre budget protéines animales vous permettra d’acheter une nourriture de meilleure qualité.

 

Le flexitarisme, c’est bon pour la planète !

Derrière le flexitarisme se cache également une préoccupation écologique. On a maintenant conscience que l’élevage du bétail qui sert à produire la viande que l’on consomme est assez nocif pour l’environnement, notamment celui des gros animaux comme les bovins. En effet, les vaches rejettent énormément de méthane dans l’air, ce qui conduit à augmenter l’effet de serre.

Chaque vache produit plusieurs centaines de litres de méthane par jour… Ce bétail doit aussi être abreuvé et nécessite de grandes quantités d’eau qui ne pourront être utilisées par des humains. Les élevages sont également montrés du doigt pour leurs rejets d’azote issus des déjections de leurs animaux dans les mers et les cours d’eau. L’élevage des bovins impose aussi de cultiver de nombreuses céréales et légumineuses qui ne pourront pas servir à l’alimentation humaine.

Enfin, s’occuper d’un troupeau nécessite du carburant pour cultiver leurs aliments et gérer le bétail au quotidien. Donc si nous sommes nombreux à passer au flexitarisme, nous pourrons aider à limiter les gaz à effet de serre et par conséquent le réchauffement climatique. Nous réaliserons de grosses économies d’eau et de carburant et nous diminuerons les rejets d’azote qui abîment le milieu naturel comme en témoigne le phénomène des algues vertes près des grands élevages porcins.

Si vous aussi vous aspirez à une meilleure santé et à une consommation plus responsable, vous pouvez commencer à diminuer la proportion de viande dans votre alimentation et remplacer le bœuf, le porc et le mouton par de la volaille, celle-ci ayant un impact moindre sur l’environnement. Même sans vous priver complètement de protéines animales, devenir flexitarien est un premier geste utile pour la planète.

Pas besoin de modifier totalement votre régime alimentaire. Il vous suffit de repenser légèrement votre alimentation et de manger un peu différemment. À vous les céréales associées aux légumineuses, les légumes cuits ou crus et les fruits… Et quelques produits animaux. Le flexitarisme, c’est bon pour la santé et c’est bon pour la planète !

 

Les questions de Nousagi : 

Connaissais-tu le flexitarisme ? Qu’est-ce qui t’as poussé à adapter ta consommation alimentaire ? 

La mode éthique, c’est fantastique !

La mode éthique, c’est fantastique !

Vous adorez la mode, mais vous avez conscience que cette industrie est très polluante ? Il est peut-être temps pour vous de passer à la mode éthique et d’acheter des vêtements plus écoresponsables. En France et dans le monde, de plus en plus de marques et de créateurs proposent des produits textiles plus respectueux des hommes et de l’environnement et avec une durée de vie plus longue. Vos vêtements peuvent donc maintenant venir de filières de production plus responsables et utiliser des matières naturelles comme le coton bio ou la fibre de bambou. Alors, et si on achetait moins, mais mieux ? On vous explique comment passer à un dressing plus durable et à suivre une mode éthique.

La mode éthique, qu’est-ce que c’est ?

Le concept de mode éthique fait son apparition dans les années 90 avec certaines grandes marques comme Patagonia. Cette marque californienne d’équipements sportifs est une des premières à se lancer dans l’écoconception de ses produits en créant des vêtements en coton bio et en PVC recyclé et en assurant gratuitement la réparation de ses vêtements. Elle s’engage par ailleurs activement pour la protection de l’environnement. En 2013, l’effondrement d’une usine de textile au Bangladesh fait plus de 1 000 morts et plus de 2 000 blessés et une conscience collective commence à s’éveiller sur la nécessité de changer la mode du pas cher et jetable. En effet, la fast fashion, ce sont des vêtements low cost produits dans des conditions de travail déplorables dans des pays en voie de développement, des collections toujours plus nombreuses générant un bilan carbone élevé et un énorme gâchis en matière de recyclage des vêtements. Récemment, de grands noms de la haute couture sont aussi passés à la mode éthique et ont créé des défilés eco-friendly, comme la styliste britannique Stella McCartney avec ses matières naturelles et recyclées ou le créateur belge Dries Van Noten avec ses fausses fourrures.

La mode éthique, qui apparaît en réaction à la fast fashion, englobe en fait différents termes de la mode responsable : 

  • la mode équitable, qui vise à améliorer les conditions de vie des travailleurs du textile
  • la mode écologique, qui cherche à réduire son impact environnemental 
  • la mode recyclée, qui fabrique des vêtements à partir de vêtements existants
  • la mode durable, qui limite le nombre de collections et incite à acheter moins, mais de meilleure qualité
  • la mode locale, qui favorise le Made in France et les circuits courts

La mode éthique a essentiellement pour but d’améliorer deux types de conditions : les conditions sociales et les conditions environnementales. Dans le domaine social, la mode éthique suit les principes du commerce équitable, à savoir procurer un salaire suffisant et des droits sociaux aux travailleurs du textile et interdire le travail des enfants. Les articles fabriqués peuvent être labellisés « Commerce équitable » comme pour le coton ou bénéficier des critères de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE), qui sont moins contraignants. En matière environnementale, les acteurs de la mode éthique cherchent à réduire leur empreinte écologique par l’utilisation de matières premières saines (biologiques notamment) ou recyclées, un respect des milieux naturels d’origine, une faible consommation d’eau et un transport limité.

Comment avoir un dressing plus éthique ?

1 – On achète moins de vêtements

La première option pour un dressing plus éthique est, vous vous en doutez, d’acheter moins de vêtements. Si vous aimez la mode ou si vous êtes serial shopper, passer à la slow fashion risque d’être quelque peu difficile pour vous. Pourtant, on peut acheter moins, mais mieux, en sélectionnant avec soin chaque vêtement acheté et en vérifiant son caractère éthique. Et en plus, en achetant des vêtements de qualité, vous vous assurez de leur plus grande durabilité. Oui, on peut être fan de mode et minimaliste. Et si vous décidiez par exemple que toute votre garde-robe doit tenir dans une seule armoire ? Cela nécessite sans doute de faire un premier tri dans les vêtements que vous possédez déjà. Tout comme pour éviter le gaspillage alimentaire ou apprendre à consommer en vrac, vous devez avant tout désencombrer vos placards. Eh oui, le gaspillage ne se produit pas que dans nos assiettes : nous avons également tendance à accumuler des vêtements que nous ne mettront jamais. Alors, on retrousse ses manches, et au boulot ! Pour cela, vous pouvez vous inspirer de la méthode KonMari inventée par la Japonaise Mari Kondo. Dans sa méthode de rangement désormais mondialement connue, elle conseille de ne garder que les vêtements qui nous procurent de la joie.

2 – On achète des vêtements d’occasion

Une des grandes tendances actuelles de la mode éthique est d’acheter des vêtements d’occasion. On pense tout d’abord aux magasins physiques : dépôts-ventes (très intéressants notamment pour nos enfants qui grandissent très vite), friperies, boutiques Emmaüs… A priori, les boutiques de seconde main ne font pas rêver grand monde, mais en fouillant bien on peut trouver de jolies pièces pas chères, parfois de grandes marques. Vous pouvez également participer à des vides dressings près de chez vous. Enfin, de nombreux sites en ligne vous permettront d’acheter des vêtements d’occasion. Le plus célèbre d’entre eux est Vinted. Vous trouverez aussi des sites qui proposent des vêtements plus haut de gamme comme Videdressing ou Vestiaire Collective. 

3 – On loue certains vêtements 

Qui n’a jamais retrouvé une robe ou un costume abandonné au fond de son dressing après n’avoir été porté qu’une ou deux fois ? Pour éviter cela, vous avez la possibilité de louer certains vêtements un peu exceptionnels sur des sites en ligne : vêtements de marque, de grossesse ou de soirée… Ce système de penderie collective vous permettra de limiter le gâchis ou de varier les plaisirs à moindres frais. Les vêtements que vous louez sont bien évidemment nettoyés dans un pressing avant envoi et vous payez votre location au forfait ou à la pièce.

4 – On achète éthique

Les marques classiques proposent certaines gammes ou certains vêtements éthiques. Regardez bien les étiquettes de leurs vêtements. En parallèle, de plus en plus de marques éthiques se développent et l’offre devient de plus en plus importante. Le coût élevé de ces vêtements peut être un frein pour vous, mais si vous achetez moins, cela ne vous reviendra pas forcément plus cher. Et si le nombre de clients augmente, les prix de ces vêtements éthiques vont fatalement finir par baisser. Pour découvrir des marques écoresponsables, nous vous conseillons de visiter le site SloWeAre, entièrement dédié à la mode éthique. Il référence les boutiques par ville et vous permet de trouver celles près de chez vous.

 

Si vous aussi vous en avez marre de la fast fashion et que vous souhaitez vous habiller en mode slow, de nombreuses options s’offrent à vous pour une garde-robe plus éthique : acheter moins, acheter d’occasion, louer, acheter éthique. Vous aurez ainsi la satisfaction d’aider des personnes à vivre dignement du fruit de leur travail tout en protégeant l’environnement. Alors, vous passez quand à la mode éthique ?

Les questions de Nousagi :

Prêt à suivre une mode plus éthique ? Si vous avez déjà adopter cette manière de consommer, quelles sont vos astuces pour garder le cap ?

Tiny house : habiter autrement, c’est possible !

Tiny house : habiter autrement, c’est possible !

En France, nous sommes nombreux à vouloir devenir propriétaires de notre maison. Mais devant le coût élevé de cette opération, de plus en plus de personnes se tournent vers un habitat plus léger : les tiny houses. La tiny house correspond à un projet de vie écologique et responsable, nécessitant moins d’espace et de terrain. Voyons ensemble à quoi elle correspond, ce que la loi impose et quels avantages et inconvénients elle présente. Ces micromaisons en bois sont-elles faites pour vous ?

 

Une tiny house, qu’est-ce que c’est ?

Il y a peu de temps, nous vous expliquions qu’il était possible de voyager plus écolo. Saviez-vous qu’il était possible de l’être encore plus, au quotidien, en optant pour une maison minimaliste et écolo ? Le mouvement tiny house, qui prône le retour à une certaine sobriété dans la manière de se loger, est né à la fin des années 90 aux Etats Unis, en réaction à la taille des maisons toujours plus grandes. C’est en 2005, après l’ouragan Katrina, qu’apparaissent vraiment les tiny houses pour offrir des logements de secours aux sinistrés. Elles commencent ensuite à se développer dans les villages vacances, les complexes de loisirs et les parcs d’attractions américains. Leurs ventes explosent lors de la crise financière de 2007. Il faudra attendre 2013 pour que la tiny house fasse son apparition en France.

L’expression « tiny house » vient de l’anglais et signifie « maison minuscule ». Parfois appelée micromaison, la tiny house est une mini maison mobile dont la surface se situe entre 10 et 40 mètres carrés. Si au départ elle a servi à construire des bureaux de jardin, des studios extérieurs pour accueillir les amis ou la famille ou des résidences secondaires, elle est maintenant utilisée comme résidence principale. Généralement construite en bois sur un châssis en acier avec 4 à 6 roues de remorque, elle comprend un séjour, une cuisine, un espace nuit en mezzanine, une salle d’eau, des toilettes sèches et de nombreux rangements aménagés dans le moindre espace disponible. Elle est transportable sur une remorque, mais si vous souhaitez la poser sur des fondations, vous devrez faire une déclaration préalable de travaux. 

Que dit la loi sur les tiny houses ?

Si vous décidez de vivre dans une tiny house, vous devrez vous conformer à la règlementation. En 2014, la loi Alur a mis fin à un vide juridique sur les habitats alternatifs (tiny house, roulotte, mobil home, yourte…). Elle les a reconnus comme résidences principales et a fixé des règles pour ces habitations mobiles et démontables.

En ce qui concerne les dimensions de votre tiny house, vous devez respecter certaines normes : elle ne doit pas dépasser 2,55 mètres de large, 12 mètres de long, 4 mètres de haut et son poids ne doit pas excéder 3,5 tonnes. 

En matière de stationnement, votre tiny house peut demeurer sur un terrain privé pendant trois mois sans déclaration. Au-delà de trois mois, vous devez la déclarer à la mairie de la commune où vous résidez. Cette dernière peut d’ailleurs vous indiquer les « zones pastilles », c’est-à-dire les zones inconstructibles, où l’on peut installer des habitats mobiles et démontables. Si votre tiny house dépasse les 20 mètres carrés, vous devrez faire une demande de permis de construire.

Concernant les taxes, la tiny house n’est pas considérée comme une maison. Vous ne payez donc pas de taxe foncière, mais une taxe annuelle de 150 euros maximum comme pour les caravanes. C’est pourquoi certaines municipalités ne sont pas très favorables à ce genre d’habitat qui rapporte moins en taxes que les maisons traditionnelles.

Vous devez également souscrire deux assurances pour votre tiny house : une assurance habitation puisqu’elle est considérée comme une maison et une assurance automobile si vous la déplacez.

 

Vivre dans une tiny house : quels sont les avantages et les inconvénients ?

Les avantages :

Un prix de construction moins élevé

Une tiny house coûte entre 30 000 et 65 000 euros si vous l’achetez auprès d’un constructeur français. Vous avez cependant la possibilité de la réaliser à moindre coût en autoconstruction. Le prix au mètre carré de la tiny house s’avère plus faible qu’une construction classique et vous permet de devenir propriétaire avec un budget plus restreint. Par ailleurs, la taxe sur les tiny houses est bien moins élevée que la taxe foncière sur une maison classique et vous ne payez pas de taxe d’habitation. 

Un mode de vie différent

Vivre dans une tiny house est souvent un projet de vie alternatif pour des personnes sensibles à l’écologie et aspirant au minimalisme. Elle permet de diminuer l’empreinte écologique de son logement et de moins consommer d’énergie et d’eau (faible surface à chauffer, panneaux solaires, douche en circuit fermé, toilettes sèches…). Elle incite aussi à consommer plus responsable : dans une tiny house, seul l’essentiel a sa place. En outre, elle offre la possibilité de déplacer sa maison pour ceux qui, épris de liberté, souhaiteraient expérimenter un mode de vie nomade.

Les inconvénients :

Un espace réduit

Vivre dans une tiny house ne s’adresse pas à tout le monde. Le manque d’espace peut être difficile à supporter pour certaines personnes, de même que le manque d’intimité. Ainsi, il paraît compliqué d’envisager cette expérience avec des enfants. Il faut également réaliser un tri important dans les objets et vêtements que vous pourrez conserver dans ce petit espace, même s’il est très optimisé.

Moins de confort

Une tiny house nécessite de renoncer au confort d’une maison standard et notamment à certains équipements. Fini les lave-vaisselles, lave-linges et frigos au format familial ! Fini les écrans géants ! Et bonjour les toilettes sèches ! Ce mode d’habitation présuppose de vouloir vivre de manière plus frugale et d’aspirer à une certaine déconsommation. Serial shoppers, oubliez l’idée !

 

Vous savez maintenant ce qu’est une tiny house et quelles contraintes la législation impose pour ce type d’habitat léger. Si votre projet de maison est aussi un projet de vie, que vous aspirez à plus d’écologie et moins de consommation et que vous acceptez de vivre dans moins d’espace et avec moins de confort, les tiny houses sont sans doute faites pour vous. En France, les constructeurs sont de plus en plus nombreux à proposer ce type de maisons et vous trouverez sans problème celui qui pourra vous construire le cocon en bois de vos rêves. Alors, prêt pour tenter l’aventure tiny house ?

Les questions de Nousagi : 

Connaissiez-vous les tiny houses ? Envisageriez-vous de troquer votre appartement ou votre maison traditionnelle pour une maison plus écologique

Écotourisme : comment voyager plus écolo ?

Écotourisme : comment voyager plus écolo ?

À l’heure du tourisme de masse, nos nombreux voyages à travers la planète dégradent la nature et font peser de lourdes menaces sur l’environnement. Le défi du changement climatique nous invite à arrêter de consommer du voyage et à devenir plus écoresponsables. Il est pourtant possible de voyager autrement et de pratiquer un tourisme durable : l’écotourisme. On vous explique ce que c’est, quels bienfaits il présente pour la nature et pour les hommes et comment se comporter en véritable écotouriste.

L’écotourisme, qu’est-ce que c’est ?

Depuis les années 70, de nouvelles formes de tourisme sont apparues : tourisme durable, tourisme participatif, tourisme responsable, tourisme solidaire, écotourisme… Ces termes présentent quelques différences entre eux, mais ils se réfèrent tous à une façon de voyager autrement, plus respectueuse de la nature et des humains.

L’écotourisme, aussi appelé tourisme vert, est une contraction de « éco » pour « écologie » et de « tourisme ». C’est une manière durable de voyager en découvrant des espaces naturels et en respectant la nature et la culture locales. Il vise à la fois à protéger l’environnement et la biodiversité et à favoriser le développement économique des populations locales. L’écotouriste voyage en petit groupe et dans des petites structures pour minimiser son impact environnemental.

L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), institution spécialisée de l’ONU en charge de promouvoir et développer le tourisme, fait désormais du tourisme durable et responsable une de ses priorités. Preuve que l’écotourisme est bien l’avenir du tourisme mondial.

 

L’écotourisme pour protéger la nature

L’écotourisme a pour but premier la protection et la conservation des ressources naturelles de notre planète. Il s’agit de protéger la faune et la flore locales et de sauvegarder la biodiversité des espaces naturels qui est actuellement fortement menacée par les activités humaines. Sensibiliser à la beauté, mais aussi à la fragilité de la nature permet d’éduquer les voyageurs et de leur faire prendre conscience qu’un changement des comportements est nécessaire.

L’écotouriste découvre et observe des écosystèmes locaux riches et préservés : parcs nationaux, aires protégées, zones naturelles, sites Natura 2000 (sites naturels européens d’une grande valeur patrimoniale)… Ce patrimoine naturel doit être géré de manière à minimiser l’impact humain sur l’environnement pour le préserver sur le long terme. En effet, un afflux massif de touristes sur un site peut modifier, voire épuiser, les écosystèmes existants. C’est pourquoi beaucoup de pays mettent en place des mesures de protection : balisage des visites avec des chemins obligatoires, mise au repos de certaines zones, éventuellement fermetures temporaires.

Certains pays comme le Costa Rica, également appelé « Paradis vert » pour sa nature tropicale exubérante, sont des pionniers en matière d’écotourisme. Le territoire du Costa Rica possède une biodiversité exceptionnelle qui attire des millions de visiteurs chaque année. Il a d’ailleurs transformé 25 % de son territoire en parcs nationaux et réserves naturelles et protège sa forêt en luttant efficacement contre la déforestation.

L’écotourisme pour aider les populations locales

L’écotourisme a également pour but de faire découvrir les populations locales, leur mode de vie, leurs savoir-faire, leurs traditions, leur culture, leur religion. Il s’agit de voyager en immersion et plus en traversant des pays au pas de course sans aucun contact avec les autochtones. Le voyage se transforme alors en rencontres humaines, partages et enrichissement personnel.

De plus, l’écotourisme implique les populations locales et génère la création d’emplois locaux : guides de randonnée, vente d’objets d’artisanat, hébergement chez l’habitant, restauration, transports traditionnels… et donc des retombées économiques non négligeables pour certaines populations. Il favorise ainsi le développement de l’économie locale dans les communautés d’accueil et permet de lutter contre la pauvreté dans certaines zones. Des pays entiers ont basé leur développement économique sur l’écotourisme qui est leur principale source de revenus.  

Comment voyager plus durable ?

Pour voyager écoresponsable, plusieurs pistes s’offrent à vous :

Choisir une agence de voyages responsable

De nombreux voyagistes sont désormais spécialisés dans l’écotourisme. Ces agences de voyages contribuent activement à la protection de l’environnement par différents moyens : choix de fournisseurs respectueux de l’environnement, application d’une politique de gestion des déchets et d’utilisation de produits écologiques, sensibilisation des voyageurs et de son personnel à l’écologie, participation à la reforestation… Au niveau économique et social, elles font appel à des fournisseurs locaux qui pratiquent le développement durable et elles sensibilisent les voyageurs au respect des populations locales.

 

Avoir un comportement responsable sur place

Bien évidemment, il est essentiel d’avoir un comportement irréprochable dans les pays et communautés d’accueil. On limite au maximum son impact sur la nature et les populations : on ne jette pas ses déchets dans la nature, on suit scrupuleusement les consignes des guides, on ne prend pas de photos des autochtones sans leur autorisation, on n’achète pas de souvenirs à base de plantes ou d’animaux en voie d’extinction. Cela va sans dire, mais ça va toujours mieux en le disant 😊 Pour les plus motivés, vous pouvez vous préparer des bagages écologiques voire zéro déchet (gourde, savons et shampoings solides, brosse à dents en bambou…) pour être tout à fait en accord avec la démarche écologique.

 

Compenser son empreinte carbone

Si vous avez fait de l’écotourisme à l’autre bout de la planète, vous avez vraisemblablement effectué un aller-retour en avion sur une longue distance et malgré vos efforts pour voyager responsable, votre bilan carbone s’avère assez élevé. À votre retour, vous pouvez compenser votre empreinte carbone en soutenant financièrement des projets environnementaux et sociaux. Des sites en ligne comme GoodPlanet vous permettent de calculer l’empreinte carbone de votre voyage et vous proposent des actions pour la compenser : reforestation, mais également projets écologiques dans des pays en voie de développement.

L’écotourisme semble bel et bien être l’avenir du voyage. Si vous aussi vous souhaitez découvrir la nature et protéger l’environnement tout en aidant des populations locales à se développer, vous pouvez mettre en place un certain nombre d’actions pour devenir un vrai écotouriste. Alors adieu le tourisme de masse et bonjour le tourisme durable avec des voyages à taille humaine, riches en rencontres et en découvertes !

Les questions de Nousagi : 

Choisis-tu tes oeufs de poule en fonction des conditions d’élevage ? Si oui, quels code oeuf choisis-tu ?